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* Dans l'article "RIGOLBOCHE,, adj. et subst."
RIGOLBOCHE, adj. et subst.
Pop., vieilli
I. − Adj. Amusant, drôle. Laissez-les donc (...)! m'écriai-je, sans doute inspirée, c'est bien plus rigolboche! (...) Marguerite, me dit C., tu viens de créer un mot qui fera fortune (Mémoires de Rigolboche, 1860ds Larchey, Excentr. lang., 1865, p. 283).Très rigolboche, en effet, qu'un personnage qui possède 3,849 francs d'économies [mendie dans la rue] (La Petite lune, 1878-79, n o43, p. 3).
II. − Substantif
A. − Personne qui aime s'amuser, faire la fête, la noce. Loin de me détourner d'elle (...) et de sa bande de rigolboches, mon amour des livres et de la lecture me faisait participer à la noce de ces insouciants avec frénésie (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 327).
B. − Subst. masc. ,,Partie de plaisir, partie fine`` (Rigaud, Dict. arg. mod., 1881, p. 332).
REM. 1.
Rigolbochade, subst. fém.,pop., vieilli. a) Danse excentrique, amusement, rigolade. « Les Rigolboche qui peuplent les bals publics ont plus de goût pour la rigolbochade que pour la vertu. » (À propos de calicots, 1861) (Larchey, Dict. hist. arg., 1878, p. 316).b) ,,Drôlerie dite ou faite, écrite ou peinte`` (Delvau 1866, p. 341). En partic. Littérature légère. La littérature qu'il [Sari] veut amener au vaudeville, c'est simplement la rigolbochade. La pièce à cuisses, des portraits-cartes sur la scène, voilà son idéal (Goncourt, Journal, 1863, p. 1239).
2.
Rigolbocher, verbe intrans.,pop., vieilli. S'amuser en buvant, en dansant; faire la fête, la noce. L'une de ces dames s'écrie: − Bravo, Blondel! il rigolboche! c'est aussi fort qu'aux Délassements! (Kock, Compagn. Truffe, 1861, p. 109).Fallait laisser croire, tout en niant d'un air pas convaincu, que vous rigolbochiez avec cette dame! Désirée aurait essayé de vous reprendre (Huysmans, Sœurs Vatard, 1879, p. 280).
Prononc.: [ʀigɔlbɔ ʃ]. Étymol. et Hist. 1860 adj. « très amusant » ([E. Blum, L. Huart], Mémoires de Rigolboche, Paris, p. 64 ds Fr. mod. t. 16 1948, p. 218). Dér. de rigoler1*; suff. -oche* (peut-être d'apr. bamboche2*). Le mot apparaît en 1860 dans le titre Mémoires de Rigolboche, du n. d'une danseuse qui l'aurait créé en 1858 au Prado, en lançant à des agents de police qui tentaient de séparer deux femmes qui se battaient: « Laissez-les donc, c'est plus rigolboche ». Cf. Lar. 19e; Fr. mod., loc. cit.; FEW t. 10, p. 400b, note 21.