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* Dans l'article "RECHUTE,, subst. fém."
RECHUTE, subst. fém.
A. − MÉD. Nouvel accès d'une maladie, souvent infectieuse, parfois inguérissable, qui survient au cours de la convalescence. Synon. récidive, récurrence; anton. amélioration, guérison, relèvement, rétablissement.Le médecin (...) annonça des mieux et des rechutes alternatives d'où dépendraient la vie et la raison du bonhomme (Balzac, Goriot,1835, p. 275).Alix qui, depuis plusieurs années, était malade, avec des alternances de guérisons apparentes et de rechutes (Daniel-Rops, Mort,1934, p. 469).
Rechute de + subst. désignant la maladie.Rechute de grippe, de typhoïde. Schulz avait eu, disait-il, une rechute de bronchite, qui dégénéra en pneumonie (Rolland, J.-Chr.,Révolte, 1907, p. 594).
SYNT. Rechute affreuse, violente; rechute brutale, fatale, grave, sérieuse; nouvelle, seconde, terrible rechute; craindre, enrayer, éviter, faire une rechute; s'exposer à une rechute.
B. − Fait de tomber de nouveau (dans un mal, un inconvénient). Lente diminution de la ferveur. Hier, rechute abominable, qui me laisse le corps et l'esprit dans un état voisin du désespoir, du suicide, de la folie (Gide, Journal,1916, p. 572).Brentano restera en instable équilibre, toujours combattu intérieurement, sujet aux rechutes et aux sécheresses de cœur. Il aura à traverser de longs déserts sans pouvoir étancher sa soif de paix et de rayonnante pureté (Béguin, Âme romant.,1939, p. 279).
MOR., RELIG. Retour à la même faute, à la même passion, au même vice. Rechute dans le péché. Souvent, vaincu par le remords et la honte, il avait recours au tribunal de la pénitence, mais sans fruit: à la première tentation il succombait de nouveau, ses rechutes n'en étaient que plus scandaleuses et plus déplorables (Montalembert, Ste Élisabeth,1836, p. 282).Massillon, jeune, beau (...) put avoir en ces vives années, quelques égarements, quelques chutes et rechutes, s'en repentir aussitôt (Sainte-Beuve, Caus. lundi,t. 9, 1853, p. 3).
Prononc. et Orth.: [ʀ ə ʃyt]. Ac. 1694, 1718: recheute; 1740: -chûte; dep. 1762: -chute. Étymol. et Hist. Ca 1470 « le fait de retomber dans une maladie » (Georges Chastellain, Chronique, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 4, p. 200). Dér. de l'a. verbe recheoir « tomber de nouveau » (ca 1165, Troie, 17229 ds T.-L.), lui-même formé de re-* et de choir*, d'apr. chute*. Fréq. abs. littér.: 194.
DÉR.
Rechuter, verbe intrans.Faire une rechute, retomber dans la maladie alors que la guérison s'annonçait; retomber dans une même faute. Rechuter (dans un vice). Comme le docteur revenait le lundi, pour la dernière fois, Buteau lui conta que le vieux avait failli rechuter (Zola, Terre,1887, p. 412). [ʀ ə ʃyte], (il) rechute [-ʃyt]. 1reattest. 1611 recheuter « tomber de nouveau, retomber dans une même maladie, dans une même faute » (Cotgr.); de rechute, dés. -er.