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PÈZE, subst. masc.
Arg. et pop. Argent. Synon. fam. fric, arg. et pop. blé, flouze, galette, grisbi, pognon.Avoir, faire, gagner du pèze. «Veux-tu du pèze?» Cette fois, il ouvrit les yeux et se souleva: −«Quoi?» −«J'ai trois cent quarante balles là-dedans, les veux-tu?», fit-elle, en soulevant son petit sac (Martin du G., Thib., Mort père, 1929, p.1374).Je l'avais avant toi, hein!... Et puis on sait pourquoi tu la veux!... pour son pèze! (Vercel, Cap. Conan, 1934, p.55).Je vous déclare un pyjama, trois liquettes et ma trousse de toilette. C'est tout. −Et cette grosse valise (...) qu'est-ce qu'elle contient? −Du fric. −Vous dites? −Je dis qu'elle est pleine de pèze. Est-ce que ça se déclare? − Tout se déclare, Monsieur. Ouvrez-la (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p.49).
Être au pèze. Être riche, avoir beaucoup d'argent. Tu pourras payer la chambre? C'est parfait. Parce que, pour l'instant, je ne suis pas très au pèze (Aragon, Beaux quart., 1936, p.355).
Prononc. et Orth.: [pε:z]. Pèse ds Esn. 1966. Étymol. et Hist. 1813 pèse (Esn.); 1836 pèze (Vidocq, Voleurs, t.2, p.268); 1901 (être) au pèze «être riche» (Esn.); 1905 faire du pèze (Bruant, Dict. fr.-arg., Suppl., p.463). Orig. incertaine; pour Sain. (Arg., p.96) et (Sources t.2, p.148) suivi par Dauzat et Rob., dér. de peser*, en raison du poids de la monnaie; pour Esn., vient de l'occit. pese, peze «poids» (v. Mistral, Alib.), empl. au coll. Fréq. abs. littér.: 16. Bbg. Sain. Arg. 1972 [1907], p.96.