| NICE, adj.
A. −Vx ou région. [En parlant d'une pers., parfois d'un groupe de pers.] Simple, candide, niais. Un brave homme, un peu nice, appelé Monthyon (Pommier, Colères, 1844, p.66). Le vieux Claude déclare: −Si elle est pas peute, l'est rudement nice, toujours! (Gyp, Souv. pte fille, 1927, p.19).
♦ En emploi subst. Ce qui se dégage souvent d'exquis et de rêveur du regard d'une rouée comme de celui d'une nice (L. Daudet, Fant. et viv., 1914, p.150).
− [P. méton. du subst.; en parlant d'un attribut de la pers., ou d'un fait, d'une action hum.] C'était une jeune paysanne assez jolie, l'air simple, nice et doux (A. France, Vol dom., 1904, p.316).
B. −DR. ANC. Promesse nice. Promesse qui n'est assortie d'aucune garantie. (Dict. xixe et xxe s.). Action nice. Action fondée sur une telle promesse (Dict. xixe et xxe s.).
Prononc. et Orth.: [nis]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. Ca 1160 «sot, niais» (Moniage Guillaume, I, 885 ds T.-L.), qualifié de ,,vx`` ds Rich. 1680, bien vivant dans les parlers région. avec différentes nuances péj., v. FEW t.7, pp.104-105; 2. a) 1537 action nice (Jean Boutillier, Le Grand Coustumier général de pratique, fo 39 ro); b) 1611 promesse nice (Cotgr.). Du lat. nescius «ignorant» (de nescire «ne pas savoir», comp. de la négation ne et de scire «savoir»).
DÉR.
Nicet, -ette, adj. et subst., vx, diminutif de nice. Cette figure (...) enfantine, un peu nicette et naïve de mademoiselle de Bontin (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t.8, 1853, p.153). Des éperviers planent Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines (Apoll., Alcools, 1913, p.146). − [nisε], fém. [-εt]. − 1re attest. 1225-30 (Guillaume de Lorris, Rose, éd. F. Lecoy, 1261); dimin. de nice, suff. -et*. |
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