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MAQUILLAGE, subst. masc.
A.− [Correspond à maquiller A] Action de maquiller, de se maquiller. Synon. grimage (théâtre); anton. démaquillage.Art du maquillage; salon de maquillage; procéder au maquillage; maquillage d'un acteur, d'un clown. Vous l'imaginez [la voyageuse] (...) ayant acheté un bâton de rouge à lèvres (...) et de temps en temps, toute seule dans sa chambre, faisant des essais de maquillage (Butor, Modif., 1957, p. 107):
1. Le maquillage [it. ds le texte] (...) est fort en honneur au Japon où les femmes se teignent les sourcils en noir, le visage en blanc, la lèvre supérieure en rouge et la lèvre inférieure en vert, et même les dents en noir, lorsqu'elles sont mariées. Du Camp, Hollande, 1859, p. 66.
P. méton. Résultat de cette action; ensemble des produits cosmétiques servant à (se) maquiller; effet qu'ils produisent. Synon. fard.Maquillage discret, excessif, fluide, léger, lumineux, outré, réussi, soigné, violent; maquillage de théâtre, de cinéma; maquillage du jour, du soir; enlever, refaire, rectifier, retoucher son maquillage; crème de maquillage. L'atmosphère de cette chambre, alourdie par les émanations musquées des maquillages (Huysmans, Marthe, 1876, p. 38).Toute seule, elle s'étudiait et se passait un doigt sous les yeux, pour corriger son maquillage (Zola, Nana, 1880, p. 1195):
2. Encore pour bien montrer qu'elle était une actrice, avait-elle gardé son maquillage de scène. Mais pas plus que le fard ne cachait les rides d'Irène Tozzi, pas plus il ne pouvait dissimuler la jeunesse de Sylvaine. Druon, Gdes fam., t. 2, 1948, p. 71.
B. − [Correspond à maquiller B] Synon. altération, camouflage, falsification, truquage (fam.).
1. Action de maquiller, de rendre méconnaissable; résultat de cette action. Maquillage d'une pièce d'état civil, d'un passeport, d'une voiture volée; maquillage d'un tableau. Savez-vous ce qui me gâte l'écriture? Ce sont les corrections, les ratures, les maquillages qu'on y fait (Gide, Caves, 1914, p. 736).Les maquillages commerciaux des bêtes à vendre (Colette, Chambre d'hôtel, 1940, p. 172).
2. Au fig. Action de maquiller, de dissimuler, de fausser. M'ayant déjà lu, vous saviez que je suis peu habitué au maquillage de ma pensée (Bloy, Journal, 1892, p. 43).La dégradation déjà effectuée du vouloir et son maquillage sous les couleurs de la passion (Ricoeur, Philos. volonté, 1949, p. 7).Des philologues comme Heyne, de Humboldt, Max Müller, Usener, se plaisent à dénoncer le maquillage linguistique qui serait à la source des mythes (Jankél., Je-ne-sais-quoi, 1957, p. 174).
Prononc. et Orth.: [makija:ʒ]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1. a) 1628 «travail» (Chéreau, Jargon ou Langage de l'argot réformé ds Sain. Sources Arg. t. 1, p. 226); b) α) 1847 «faux en écriture» (nain ds Esn.); β) 1875 «marque faite à une carte» (A. Cavaillé, Les Filouteries du jeu, p. 68 ds R. Ling. rom. t. 29, 1965, p. 377); 2. a) 1858 terme de théâtre «grimage» (Larch.); b) α) 1859 «action de farder (en général)» (supra ex. 1); β) 1936 «ensemble des éléments servant à se maquiller, produits de beauté» (Arts et litt., p. 64-3). Dér. de maquiller*; suff. -age*. Fréq. abs. littér.: 69. Bbg. Uren (O.). Le Vocab. du cin. fr. Fr. mod. 1952, t. 20, p. 212.