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ESCABEAU, subst. masc.
A.− Siège de bois peu élevé, sans bras ni dossier. Et tous deux, s'asseyant sur des escabeaux de bois, commencèrent à tremper la soupe (Maupass., Contes et nouv., t. 2, Aub., 1886, p. 1076).Barois lui tend un siège. Lui-même se campe au milieu de la pièce, à califourchon sur un escabeau (Martin du G., J. Barois,1913, p. 320):
1. Évidemment, ils ont des trésors, les hommes : l'or, les bijoux, mais ce qu'Ondine préférait, c'était leurs objets les plus vils, son escabeau, sa cuiller... Giraudoux, Ondine,1939, III, 4, p. 193.
En partic. Petit banc sur lequel on pose les pieds, on s'agenouille. Un escabeau de religieuse. Sur les fresques, sur les sarcophages, le Christ, la Vierge, un saint est assis sur une chaise à dossier, et, sous ses pieds, un escabeau (Archéol. chrét.1922).Je préfère ma table et mes chaises aux bancs de papa, aux escabeaux de M. le curé. J'y suis mieux assise et appuyée (Pesquidoux, Livre raison,1932, p. 13).
P. compar. ou p. métaph. Et le monde n'est que l'escabeau de vos pieds (Péguy, Myst. charité,1910, p. 86):
2. ... je vous demande même instamment que mon étude sur R. ne paraisse pas dans la N.R.F. (...). Mes 4 pages paraîtront, (...) avec les nouveaux inédits de Berrichon et ce rôle modeste d'escabeau leur conviendra parfaitement. Claudel, Corresp.[avec Gide], 1912, p. 201.
B.− P. ext. Marchepied à quelques degrés; petite échelle d'intérieur, parfois pliante. La chaire (...) où l'on montait par un escabeau de cinq degrés (Zola, Faute Abbé Mouret,1875, p. 1221).Les grands lits à baldaquin, avec leurs robustes colonnes et leurs escabeaux à trois marches, ont quelque chose de solennel et de funèbre (Green, Journal,1933, p. 175):
3. Moi, je fais moi-même mes bottines, je détache moi-même mes vêtements, et j'arrangerais moi-même les cordons de rideaux qui se cassent, si je n'avais pas des étourdissements quand je monte sur un escabeau. Montherl., Célibataires,1934, p. 808.
Prononc. et Orth. : [εskabo]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1419 scabel « siège de bois sans bras ni dossier » (Inventaire de Nicolas de Baye, éd. A. Tuetey, p. 56 ds IGLF); 1461 escabeaulx au plur. (Comptes du roi René, éd. G. Arnaud d'Agnel, t. 2, p. 300); 2. ca 1460 « marchepied où l'on pose les pieds lorsqu'on est assis » scabeau de tes pieds (G. Chastellain, Verité mal prise, éd. Kervyn de Lettenhove, Œuvres, t. VI, p. 421); 1564 escabeau de tes pieds (Indice et recueil universel de tous les mots principaux des livres de la Bible, Ps. 110 a I, p. 120 ro). Empr. au lat. class. scabellum « petit banc » (cf. écheveau). Fréq. abs. littér. : 276. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 229, b) 508; xxes. : a) 530, b) 387. Bbg. Bloch (O.). La Dialectol. gallo-rom. R. des cours et conf. 1935/36, t. 37, 1resérie, pp. 417-420. − Janneau (G.). L'Escabeau. Vie Lang. 1973, pp. 197-199.