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COÏT, subst. masc.
Accouplement du mâle et de la femelle. Synon. copulation.Ne sait-on pas que le coït, et même l'accouchement, ne détruit pas toujours la membrane de l'hymen? (Cuvier, Leçons d'anat. comp.,t. 5, 1805, p. 133).Dans le désir furieux du coït, une chaleur vous part de la poitrine et semble vous monter à la tête comme une bouffée de sperme (E. et J. de Goncourt, Journal,1862, p. 1199).
P. métaph. :
... baiser de deux montagnes, une montagne d'écume qui s'élève, une montagne de nuée qui descend; effrayant coït de l'onde et de l'ombre. Hugo, Les Travailleurs de la mer,1866, p. 324.
Prononc. et Orth. : [kɔit]. La majorité des dict. transcrit t final. Cf. aussi Fouché Prononc. 1959, p. 405 : ,,-ït = [it] dans coït, introït`` et Kamm. 1964, p. 174. Littré cependant transcrit : ko-i; DG et Dub. admettent [kɔi] à côté de [kɔit]. Mais DG juge la prononc. sans [t] final vieillie. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. [1372, Corbichon, Propriété des choses ds Déf. Lang. fr., no45, p. 26 sans réf.]; 1. 1379 cohit « acte d'accouplement chez l'animal » (J. de Brie, Bon Berger, 83 ds T.-L.); 1575 coït (Paré, Œuvres, XVIII, 3 ds Barb. Misc. 1936-38, t. 4, p. 30); 2. xves. [date ms.] cohit « id. chez l'homme » (J. Le Fevre, La Vieille, B. N. 19138, fo7 rods Gdf. Compl.); 1704 coit (Trév.). Empr. au lat. coitus « action de se joindre, de se réunir » d'où « accouplement chez l'homme et l'animal ». Fréq. abs. littér. : 89.
DÉR.
Coïter, verbe intrans.S'accoupler. Cet être comique [Coquelin], (...) lui demandait « tout de go » au fumoir le procédé pour coïter plus que le reste des humains (E. et J. de Goncourt, Journal,1883, p. 261).Il y avait parfois des bandes [d'éléphants] d'une vingtaine d'individus de toutes tailles. J'aurais bien voulu tourner un couple en train de coïter, mais je n'en ai jamais découvert. On dit que la femelle se met à genoux sur les pattes avant, offrant sa cible au mâle (Cendrars, L'Homme foudroyé,1945, p. 64).Rem. On rencontre ds la docum.a) Le part. prés. et adj. coïtant, ante. Qui est dû au coït. De la sève fornicante et coïtante répandue dans le livre de Zola, « La Faute de l'abbé Mouret », on est remonté aujourd'hui chez Flaubert aux habitudes amoureuses de l'auteur (E. et J. de Goncourt, Journal,1875, p. 1059).b) Le subst. fém. coïtation. Fait de coïter. Il est cynique [le chien], indélicat, − enfant, je vis dans une ruelle deux fox en coïtation (Queneau, Si tu t'imagines,1952, p. 65). [kɔite]. 1reattest. 1859 (Flaubert, Correspondance, p. 344); de coït, dés. -er. Fréq. abs. littér. : 3.
BBG. − Feugère (F.). En Marge de l'exposition Charles V. Déf. Lang. Fr. 1968, no45, p. 26; La Première Renaissance et notre vocab. d'Oresme à Christine de Pisan. Déf. Lang. Fr. 1970, no51, p. 15.