Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CONTRAIREMENT, adv.
A.− Vieilli. Qui est en sens contraire. Donner à son ami gain de cause, malgré la vérité contrairement prouvée (Proudhon, Qu'est-ce que la propriété?1840, p. 307):
1. L'âme humaine, sujette à cette fatale habitude, au lieu d'être un foyer persistant et vivant, devient bientôt comme une machine ingénieuse qui s'électrise contrairement en un rien de temps et au gré des circonstances diverses. Sainte-Beuve, Volupté,t. 1, 1834, p. 178.
Rem. On rencontre ds la docum. la loc. conj. contrairement que au sens de « d'une manière contraire à la manière dont » :
2. C'est même la plus grave tromperie que nous puissions lui faire. Que de le recevoir autrement, contrairement qu'il ne s'est donné. Péguy, Le Porche du mystère de la 2evertu,1911, p. 238.
B.− Loc. adv. Contrairement à. En opposition, en désaccord avec quelqu'un, avec quelque chose. Contrairement aux apparences, à l'habitude, à l'opinion (commune, générale), aux prévisions; contrairement à ce qu'on croit, à ce qu'on dit :
3. Contrairement à mes prévisions, Anne ne s'opposa pas à ces mondanités; elle en sembla même assez contente. F. Sagan, Bonjour tristesse,1954, p. 53.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃tʀ ε ʀmɑ ̃]. Ds Ac. 1835-1932. Étymol. et Hist. xves. « inversement » (Pastoralet, ms. Brux., fo6 rods Gdf. Compl.) − fin xvies. (Montaigne, II, 358 ds Revue du XVIes., t. 1, p. 180); à nouv. au xixes. 1821 contrairement à (Maine de Biran, Journal, t. 2, p. 332). Dér. de contraire*; suff. -ment2*. Fréq. abs. littér. : 439. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 154, b) 396; xxes. : a) 636, b) 1 140.