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COLLÉGIAL1, IALE, IAUX, adj.
A.− Relatif à un collège de chanoines (cf. collège1A).
1. Église collégiale ou, p. ell., collégiale. Église qui, sans être le siège de l'autorité épiscopale, possède cependant un chapitre de chanoines. L'abbaye de Saint-Maur venant d'être érigée en collégiale par le Pape (...) les religieux y avaient état de chanoines (A. France, Rabelais,1924, p. 114):
L'église collégiale de Francfort, dédiée à saint Barthélemy, se compose d'une double nef-croisée du quatorzième siècle, surmontée d'une belle tour du quinzième malheureusement inachevée. Hugo, Le Rhin,1842, p. 258.
2. Chapitre collégial. Collège de chanoines établi dans une collégiale, et non dans une cathédrale.
B.− Mod. [En parlant d'un mode de gouvernement ou d'administration] Où le pouvoir de décision n'est pas exercé par un chef unique, mais par un conseil généralement restreint dont les membres possèdent des pouvoirs égaux. Direction collégiale. La forme collégiale étant, pour tous les états, celle du pouvoir, nous aiderions à nous faire reconnaître en l'adoptant pour nous-mêmes (De Gaulle, Mémoires de guerre,1954, p. 219).
Prononc. et Orth. : [kɔleʒjal], plur. [-ʒjo]. Transcrit avec [ll] double ds Land. 1834, Besch. 1845, alors que Fér. 1768 souligne qu'on ne prononce qu'un l. À comparer avec collège, dans lequel ces dict. transcrivent [l] simple. Admis ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. V. collégial2. Fréq. abs. littér. : 27.
DÉR. 1.
Collégialement, adv.D'une façon collégiale (cf. supra B). Le cabinet se réunit collégialement et exerce des attributions collégiales notamment pour exercer sa politique générale (G. Vedel, Manuel élémentaire de dr. constitutionnel,1949, p. 444). 1reattest. (Rym., 2eéd., XIV, 228 ds Gdf. Compl.); de collégial1, suff. -ment2*.
2.
Collégialité, subst. fém.a) Système de gouvernement d'un État, de direction d'une société de caractère économique ou d'une administration, où les décisions émanent d'un organe collectif dont les membres ont des pouvoirs égaux. Le contreseing est (...) à la fois l'expression de la solidarité de l'exécutif (président, premier ministre et ministres), le signe de la collégialité du gouvernement et un système de protection des zones de compétences (G. Belorgey, Le Gouvernement et l'admin. de la France,1967, p. 108).Attesté ds Lar. encyclop.-Lar. Lang. fr., Dub., Gilb. 1971.b) Spéc., relig. catholique. Principe selon lequel l'épiscopat réuni en collège, dans l'unité avec le souverain pontife, jouit du pouvoir plénier et suprême sur l'Église universelle. Attesté ds Lar. encyclop. Suppl. 1968-Lar. Lang. fr., Quillet Suppl. 1971. [kɔleʒjalite]. 1reattest. 1961 (Lar. encyclop.); de collégial1, suff. -ité*.
BBG. − Giraud (J.), Pamart (P.), Riverain (J.). Mots dans le vent. Vie Lang. 1970, p. 95. − Mellot (J.). En relisant le Lutrin. Vie Lang. 1972, p. 651. − Wehrlin (É). Le Nouv. lang. de l'Église. Vie Lang. 1972, pp. 155-156.