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COIN1, subst. masc.
Outil ou partie d'un outil généralement en métal pressé dans/sur un objet dur pour en changer la forme ou l'aspect.
A.− TECHNOLOGIE
1. TECHNOL. FORESTIÈRE. Outil en fer ou en bois très dur, en forme de prisme triangulaire et servant à fendre les troncs d'arbre dans le sens de la longueur. Le coin du bûcheron. Les Californiens fendaient le bois avec un coin en andouiller qu'ils enfonçaient à l'aide d'un maillet en pierre brute (R.-H. Lowie, Manuel d'anthropol. culturelle,1936, p. 132).
P. ext. Un coin de bois enfoncé dans l'une de ces saignées de côté cassait le bloc à l'arrière et le séparait de la masse (R.-M. Lambertie, L'Industr. de la pierre et du marbre,1962, p. 51).
P. métaph. Enfoncer un coin. Introduire un élément de division entre deux partis, deux personnes. Avec les siècles, ce grossier état religieux [de la Grèce] deviendra insupportable. Là est le joint où Israël enfoncera son coin terrible (Renan, Histoire du peuple d'Israël,t. 4, 1892, p. 199).
Loc., vieilli. Faire coin du même bois. Utiliser un des éléments dont une chose est composée, pour l'achever. Retourner contre une personne les arguments qu'elle a fournis.
Rem. Attesté ds Ac. 1878, Besch. 1845, Littré, DG.
2. Morceau de bois de même forme, servant à maintenir, à assujetir certaines pièces. Coin d'une varlope, d'un rabot; coins de chemins de fer (cf. cale). La lame de la faux se raccorde au manche (...) au moyen de coins en bois (T. Ballu, Machines agricoles,1933, p. 288).Le rail méplat (...) est fixé à l'aide d'un coin, soit au moyen d'un coussinet spécial, soit dans une fente de la traverse (J.-N. Haton de La Goupillière, Cours d'exploitation des mines,1905, p. 685).
3. [P. anal. de forme] ANAT. ANIMALE, vx. Dent en coin. Dent incisive que l'on trouve chez certains animaux de chaque côté des crocs (cf. Cuvier, Leçons d'anat. comp., t. 3, 1805, p. 155).
B.− NUMISM. Pièce d'acier trempé, gravée en creux, servant à frapper les pièces de monnaie et les médailles :
1. Dès l'instant où la monnaie métallique revêt une forme plastique (lingot placé à chaud entre deux coins, qui, par le procédé de la frappe au marteau viennent y marquer leur empreinte) une suite presque infinie de types divers se présente à notre examen. L'Hist. et ses méthodes,1961, p. 352.
Monnaie, médaille à fleur de coin. Dont l'empreinte marquée par le coin est encore très nette.
Loc. fig. Être marqué, frappé au coin de. Porter la marque, le caractère de. Celle [la fête] du ministre des relations extérieures, Talleyrand, fut marquée au coin du bon goût (Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène,t. 1, 1823, p. 715):
2. Jamais non plus le chapeau de Véronique, sans échapper à la stricte loi de la mode, n'était marqué au coin des banalités du jour. Jouhandeau, M. Godeau intime,1926, p. 62.
C.− JOAILL. Poinçon d'acier apposé comme marque de garantie sur certains bijoux, certaines pièces d'orfèvrerie, certaines pièces de l'argenterie :
3. ... pour un antiquaire le poids de la médaille est peu de chose en comparaison et de la pureté des lettres et de la tête et de l'ancienneté du coin. Balzac, Le Cabinet des antiques,1839, p. 13.
Prononc. et Orth. Pour la prononc. cf. coin2. Admis ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Cf. coin2.