× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CHARRÉE, subst. fém.
Cendre de bois employée pour la lessive et dont le résidu est utilisé pour l'amendement des sols et pour la fabrication de certains verres. La charrée est bonne au pied des arbres (Ac.1835, 1878).
Battre la charrée :
Il est de tradition au village que les voisines viennent le soir « battre la charrée », frappant de leurs mains larges ouvertes les cendres mouillées afin d'entraîner plus facilement sur le linge la potasse qu'elles contiennent... P.-L. Menon, R. Lecotte, Au village de France,t. 2, 1954, p. 55.
Prononc. et Orth. : [ʃaʀe]. Land. 1834 et Gattel 1841 notent la 1resyll. longue. Gattel recommande la prononc. de ,,r forte``. Pour le timbre de la 1resyll., cf. charrette. Besch. 1845 souligne : ,,On devrait écrire charée; rien ne justifie le double r.`` À ce sujet cf. chariot. Attesté ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1280 carrée « cendre de lessive » (Clef d'Amors, 1913 ds T.-L.). Dér., de même que l'a. prov. cairada, cayrada (xiiies.) cité par A. Thomas ds Romania, t. 40, 1911, p. 368, d'un terme simple attesté par le limousin chadro (Dhér.; Mistral, s.v. cendrdo; v. FEW t. 2, p. 505a), issu du b. lat. cathara (aqua) « (eau) propre, qui purifie » attesté au vies. dans une trad. d'Oribase (TLL s.v., 611, 75), l'adj. étant empr. au gr. κ α θ α ρ ο ́ ς « pur, propre, sans tache » (Brüch ds Z. fr. Spr. Lit., t. 50, 1927, p. 311); l'usage des cendres dans l'eau de lavage du linge connu des Grecs et des Romains, ainsi que le mot, ont pu se répandre à partir des colonies grecques du Sud de la Gaule (FEW t. 2, p. 506a). Bbg. Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 208.