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BIENFAISANCE, subst. fém.
A.− Domaine éthique
1. Qualité de celui, celle qui prodigue ses bienfaits à autrui, tendance à faire du bien :
1. Comme tous les malheureux, il avait signé de bonne foi le pacte délicieux qui doit lier le bienfaiteur à l'obligé, et dont le premier article consacre entre les grands cœurs une complète égalité. La bienfaisance, qui réunit deux êtres en un seul, est une passion céleste aussi incomprise, aussi rare que l'est le véritable amour. Balzac, Le Père Goriot,1835, p. 137.
2. ... la bienfaisance n'est plus seulement une vertu individuelle, mais un devoir social. Mais, au point de vue de la charité, ou, pour mieux dire, de la solidarité des hommes réunis en société, il est un bienfait plus grand que tous les autres : l'instruction publique; car, a dit le Christ, notre modèle à tous, « l'homme ne vit pas seulement de pain, il vit d'esprit! » Erckmann-Chatrian, Histoire d'un paysan,t. 1, 1870, p. 412.
PARAD. a) (Quasi-)synon. bénignité, bonté, dévouement, générosité, humanité, philanthropie. b) (Quasi-)anton. cruauté, dureté, égoïsme, inhumanité, méchanceté, misanthropie.
2. Pratique du bien. (Quasi-)synon. charité; (quasi-) anton. malfaisance :
3. L'exemple de la bienfaisance lui est donné par la nature même, qui n'est à ses yeux qu'un échange éternel de secours et de bienfaits. Delille, L'Homme des champs,1800, p. XXIV.
SYNT. Association/société de bienfaisance, œuvres de bienfaisance (cf. Barrès, Mes cahiers, t. 12, 1919-20, p. 286). Spéc. Bureau de bienfaisance (dit de nos jours bureau d'aide sociale). Service public qui distribue des secours aux indigents (cf. J. Baradat, L'Organ. d'une préfecture, 1907, p. 226).
DR. Contrat de bienfaisance. ,,Contrat par lequel on assure à quelqu'un un avantage gratuit`` (Ac. 1932).
B.− Domaine de l'activité gén.Qualité de ce qui fait du bien, de ce qui produit un effet salutaire :
4. Dieu se manifestait à son cœur par la forme des nids, la clarté des sources, la bienfaisance du soleil, et la dévotion de son ami lui semblait extravagante, fastidieuse. Flaubert, Bouvard et Pécuchet,t. 2, 1880, p. 117.
PRONONC. : [bjε ̃f(ə)zɑ ̃:s]. Antérieurement à Passy 1914, Fér. 1768, Nod. 1844, Littré, DG admettent à la place de [ə], ou en alternance avec [ə] (Littré, DG), une voyelle de qualité [ε].
ÉTYMOL. ET HIST. − Fin xives. (Bibl. nat. ms. lat. 13032 dans M. Roques, Rec. gén. des lex. fr., du Moy. Âge, t. 2, 1938, p. 33, 908), seulement dans les gloses (Gdf.); 1725 (Mém. de Trév. Mai dans Trév. Suppl. 1752 : Ce mot est nouveau et a été hazardé par M. L'Abbé de Saint Pierre dans cette phrase : l'esprit de la vraie Religion et le principal but de l'Evangile, c'est la bienfaisance, c'est à dire, la pratique de la charité envers le prochain). Dér. du rad. de bienfaisant*; suff. -ance*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 379. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 941, b) 373; xxes. : a) 473, b) 323.