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ARROGAMMENT, adv.
D'une manière arrogante.
A.− [L'adv. modifie le plus souvent un verbe] Parler arrogamment (Ac. 1798-1932) :
1. Quand il avait donné ses vingt francs au massier, il trouvait là du nu, des hommes, des femmes, à en faire une débauche, dans son coin; et il s'acharnait, il y perdait le boire et le manger, luttant sans repos avec la nature, fou de travail, à côté des beaux-fils qui l'accusaient de paresse ignorante, et qui parlaient arrogamment de leurs études, parce qu'ils copiaient des nez et des bouches, sous l'œil d'un maître. Zola, L'Œuvre,1886, p. 43.
B.− [L'adv. modifie un adj.] :
2. Lui qui, au ministère, s'était montré si arrogamment dédaigneux des explications de tribune et que la Chambre avait trouvé plus secret, plus mystérieux que M. Hanotaux, M. Delcassé se transformait en professionnel de l'information et du bruit depuis que l'exigence électorale l'avait saisi. Maurras, Kiel et Tanger,1914, p. 221.
Rem. Attesté ds la plupart des dict. gén. du xixeet du xxes. à partir de Ac. 1798.
PRONONC. : [aʀ ɔgamɑ ̃]. Warn. 1968 signale qu'on peut entendre parfois la prononc. : ar-r ɔ- avec [rr] géminées. Fér. 1768 note la 1resyllabe longue (cf. aussi Land. 1834 et Gattel 1841). Fér. Crit. t. 1 1787 et Gattel 1841 ajoutent que r se prononce ,,forte``. Seul Besch. 1845 transcrit [rr] géminées.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1390 (J. de La Ramée, ds Registre criminel du Chatelet de Paris, éd. Soc. des bibliophiles françois, I, 1861, p. 407 : lesquelx pere & filz parloient ensemble; & à yceulx demanda, il qui parle, pour quel cause ilz estoient illec, & pourquoy ycellui Eustace l'aisné estoit ainsi armé; lequel lui respondi très-arrogaument : Que en avez-vous à fere?). Dér. de arrogant*; suff. -ment2*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 11.