Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
APATRIDE, subst. et adj.
A.− Subst., DR. et lang. cour. Personne sans nationalité, aucun État ne la considérant comme son ressortissant (Nouv. répertoire de dr., Paris, Dalloz, t. 3, 1964, p. 379). Synon. heimatlos (allemand « sans patrie ») :
1. C'était le camp des Juifs et des prisonniers de nationalité douteuse, de tous ces malheureux dont les luttes politiques et les révolutions européennes depuis trente ans avaient fait des apatrides, et qui, réfugiés chez nous, s'étaient trouvés embrigadés à la déclaration de guerre dans les régiments étrangers. Ambrière, Les Grandes vacances,1946, p. 254.
B.− Emploi adj. :
2. Ces Juifs français (...) n'ont commis aucune faute que d'appartenir à la race juive. En même temps que les nazis les assassinent jour après jour, ils les considèrent comme des cobayes et poursuivent sur eux une expérience. Ils trouvent curieux de réunir en vase clos ces Français, passionnément français, avec des Juifs apatrides. Ces derniers sont presque tous sionistes et professent qu'Israël existe encore en tant que nation. Sauraient-ils convaincre leurs frères de France et les détacher de la patrie où ils ont pris racine? Mauriac, Le Bâillon dénoué,1945, p. 477.
Par fig. étymol. Qui n'a pas les traits spécifiques de la patrie, de la nation :
3. ... nos constructeurs ont ajouté, aux laideurs festonnées des immeubles de rapport du xixesiècle, les désordres des villes de toute nature et de tout style, les façades déjà dégradées des nouveaux ensembles : un monde hétérogène et apatride qui, dans l'univers pavillonnaire, fait seulement reconnaître le tempérament et le droit civil français au goût des clôtures et à celui des deux niveaux. G. Belorgey, Le Gouvernement et l'admin. de la France,1967, p. 389.
Rem. On a créé, en dr., le néol. apatridie, au sens de « absence de nationalité; état d'une personne apatride » (cf. Nouv. répertoire de dr., Paris, Dalloz, t. 3, 1964, p. 388).
PRONONC. : [apatʀid].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1928 (Lar. 20e). Dér. du rad. de patrie*; préf. a-2*, suff. -ide*; à rapprocher du gr. α ́ π α τ ρ ι ς, -ι δ ο ς « sans patrie », xiies. (Tzetzes, Historianum variarum chiliades, 7, 436 ds Liddell-Scott).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 5.
BBG. − Barr. 1967. − Cap. 1936. − Lemeunier 1969. − Réau-Rond. 1951.