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ACCOUDOIR, subst. masc.
Objet sur lequel on peut appuyer le coude ou le bras.
1. Partie de meuble. Le plus souvent accoudoir(s) (latéraux) d'un fauteuil :
1. Le Père Propiac était assis dans un fauteuil de paille, à côté de ce prie-dieu. Les mains sur les yeux, le coude contre l'accoudoir, il paraissait ne pas voir qui entrait. É. Estaunié, L'Empreinte,1896, p. 48.
2. Il redressa le buste, les bras toujours appuyés aux accoudoirs,... G. Bernanos, La Joie,1929, p. 637.
3. Son visage était blanc dans l'obscurité, comme un glacier dans la nuit; le coup qu'elle venait de recevoir sur la tête lui donnait un regard vague et trouble, enfoncé. Son beau geste de tristesse, plusieurs fois, de lever et de laisser retomber l'avant-bras sur l'accoudoir du fauteuil, en silence (l'homme, lui, quand il fait ce geste de découragement, le fait avec le poing fermé). H. de Montherlant, Les Lépreuses,1939, p. 1420.
Accoudoir d'un prie-Dieu (placé devant la personne agenouillée) :
4. ... il était parti, (...), après avoir laissé une pièce de vingt francs, sur l'accoudoir du prie-dieu, où Clotilde resta clouée par l'étonnement et par le respect le plus indicible. L. Bloy, La Femme pauvre,1897, p. 33.
P. ext. Accoudoir(s) de voiture automobile ou de chemin de fer (latéraux, éventuellement inclus dans la portière) ou centraux (gén. inclus dans le dossier et rabattables).
2. ARCHIT. ,,Balustrade ou mur à hauteur de coude.`` (Barb.-Card. 1963). Accoudoir d'un balcon, balcon à accoudoirs :
5. La porte, au milieu de la façade, occupe la moitié de sa hauteur, avec un large cadre uni, de pierre grise ou rousse. Au-dessus de la porte s'ouvre une fenêtre dont le balcon, soutenu par des consoles de fer forgé, s'étend en largeur sur un bon tiers de la façade. Il a comme accoudoir une grille droite ou renflée qui s'élève parfois jusqu'à la corniche du toit : le balcon devient alors une volière. A. T'Serstevens, L'Itinéraire espagnol,1933, p. 133.
Accoudoir(s) d'une fenêtre :
6. Accoudoir. (Arch.) − Rebord de fenêtre (...) placé à hauteur d'appui et sur lequel on peut poser les coudes. J. Adeline, Lexique des termes d'art,1884.
7. Le soleil tourne un peu et quitte l'une de mes deux fenêtres, que j'ouvre grande; mais l'accoudoir brûle mes paumes... Colette, L'Envers du music-hall,1913, p. 51.
Accoudoirs [d'une loge] :
8. Il y a beaucoup de gens qui vont au théâtre Les messieurs au vestiaire ont mis leur pardessus Ce soir pour le programme il a fallu se battre J'aurais choisi l'autre chapeau si j'avais su Tu as les billets fauteuils cent deux et cent quatre Qui mène aux accoudoirs ce monde incognito Le simple ennui la mode ou la pièce peut-être ... L. Aragon, Le Roman inachevé,Paris, vingt ans après, 1956, p. 162.
3. Plus gén. ,,Couronnement d'un appui quelconque à hauteur de coude, par exemple une séparation de stalles.`` (Chabat t. 1 1875) :
9. C'est le nom que l'on donne à la séparation des stalles, et qui permet aux personnes assises de s'accouder lorsque les miséricordes sont relevées. Les accoudoirs des stalles sont toujours élargis à leur extrémité en forme de spatule, pour permettre aux personnes assises dans deux stalles voisines de s'accouder sans se gêner réciproquement. Les accoudoirs sont souvent supportés, soit par des animaux, des têtes, des figures, ou par des colonnettes... Viollet1875.
10. Ce n'est pas seulement aux chanoines suivant l'office dans ces stalles dont les accoudoirs, les miséricordes et la rampe racontent l'Ancien et le Nouveau Testament, ce n'est pas seulement au peuple emplissant l'immense nef, que la cathédrale (...) se trouverait fermée... M. Proust, Chroniques,1922, p. 163.
Rem. Cf. aussi accotoir, dont accoudoir est parfois synon.
Prononc. : [akudwa:ʀ]. Enq. : /akudwaʀ/.
Étymol. ET HIST. − xives. archit. « objet sur lequel on peut poser les coudes pour s'appuyer en avant » (cité ds Bibl. Éc. des Chartes, 4esér., III, 63 ds Gdf Compl. : Mectre en ladicte garde robe trois plattes bendes, et par le devant, acouldouers). Dér. de accouder*, suff. -oir*; voir aussi accotoir.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 37.
BBG. − Bar 1960. − Barb.-Card. 1963. − Chabat t. 1 1875. − Jossier 1881. − Viollet 1875.