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INHIBITEUR, -TRICE, adj. et subst. masc.
I. − Adjectif
A. − PHYSIOL. [En parlant notamment d'un nerf antagoniste des nerfs excito-moteurs ou excito-secréteurs, d'une hormone] Qui entraîne le ralentissement ou l'arrêt d'un mouvement ou d'une fonction. Fibres, substances inhibitrices. Le pneumogastrique retrouve vite son pouvoir inhibiteur (Godlewskids Nouv. Traité Méd., fasc. 8, 1925, p. 365).Une hormone inhibitrice de la mue (Hist. gén. sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 675):
1. ... ce réflexe [l'« immobilisation »] ne fait pas plus problème et n'a rien de plus mystérieux que le conditionnement général de l'organisme par les excitations sensitives et sensorielles motrices ou inhibitrices. Vuillemin, Essai signif. mort,1949, p. 3.
P. anal. Le problème de la croissance apparaît lié beaucoup moins à l'action des facteurs d'excitation à la croissance, qu'aux facteurs inhibiteurs de celle-ci (Policard, Histol. physiol.,1922, p. 150).
B. − PSYCHOL. Qui provoque l'arrêt, le blocage d'un processus psychologique. On comprend aussi que la crainte soit proportionnée à la gravité du danger. Mais c'est un sentiment qui retient, qui détourne, qui retourne : il est essentiellement inhibiteur (Bergson, Deux sources,1932, p. 164).Généralement l'émotivité est au contraire inhibitrice d'action (Mounier, Traité caract.,1946, p. 419).La perturbation est dans le tonus inhibiteur (Mounier, Traité caract.,1946p. 728).
II. − Subst. masc.
A. − Dans les domaines de la chim., de l'agric., de l'alim.Corps qui arrête ou réduit la vitesse d'une réaction, le développement et la multiplication de certains organismes. Étude de l'hydrogénation du bleu de méthylène (...) et de l'oxydation des leucodérivés correspondants, en présence d'inhibiteurs (J. phys. et Radium, Chim. phys., 1934, p. 146).Les travaux de Krebs reposaient essentiellement sur l'utilisation, selon la méthode de Neuberg (1911), d'inhibiteurs spécifiques comme l'acide malonique qui bloque la catalyse enzymatique en un point du cycle (Hist. gén. sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 746).Les antiseptiques et les antibiotiques inhibant les microorganismes à certaines doses sont des inhibiteurs de croissance bactérienne (Luq.-Boud..Lait.1976).
B. − Dans les domaines techn. ou industr.Additif incorporé à un produit pour en supprimer un caractère jugé indésirable, notamment l'attaque des métaux et alliages. Inhibiteur de corrosion, inhibiteur minéral (Bader-Th. 1962) :
2. Les inhibiteurs organiques sont très nombreux, efficaces à des concentrations de quelques parties par million, agissent soit en augmentant la surtension d'hydrogène, soit en s'absorbant à la masse du métal pour constituer un film protecteur (inhibiteurs colloïdaux). Bader-Th.1962.
C. − AÉRON. ,,Revêtement appliqué à la surface d'un bloc de poudre ou sur la paroi d'un propulseur en vue de protéger celui-ci ou d'assurer le mode de combustion choisi`` (Sc. Techn. spat. 1978).
Prononc. : [inibitœ:ʀ], fém. [-tʀis]. Étymol. et Hist. I. 1534 subst. « celui qui interdit » (Guill. Michel, Antiquitez des Juifz, 186 vods Delb. Notes mss), attest. isolée. II. 1890, physiol. adj. « qui est capable de ralentir ou arrêter un mouvement » (J. Soury, Les fonctions du cerveau, p. 359 ds R. Philol. fr., t. 30, p. 140); 1934 chim. subst. (J. phys. et Radium, loc. cit.). I prob. empr. au lat. chrét. inhibitor « celui qui protège des violences » dér. du supin inhibitum de inhibere (v. inhiber) sur lequel est formé II à l'aide du suff. -eur2*. Cf. la forme inhibiteur « défendeur » (fin xives., lexique lat.-fr., Aalma, Paris B.N. lat. 13032, 5980 ds Roques t. 2). Fréq. abs. littér. : 10. Bbg. Jourjon (A.). Rem. lexicogr. R. Philol. fr. 1917-18, t. 30, p. 140. - Quem. DDL t. 10.