× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er septembre 2026. Celle-ci apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez tester la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
-IE, suff.
Suff. entrant dans la constr. de subst. fém. à partir de noms de pers. ou d'adj. substantivables.
A. − [Le dér. exprime une qualité morale ou un comportement] Barbarie, bonhomie, courtoisie, félonie, ineptie, infamie, jalousie, modestie, perfidie.
B. − [Le dér. désigne un état pathol.] Folie, idiotie, maladie.
C. − [Le dér. désigne une dignité, une fonction (et éventuellement la circonscription dans laquelle elle s'exerce)] Baronnie, pairie, seigneurie, voïvodie.
1. [Le dér. désigne un état] Bourgeoisie.
2. [Le dér. désigne un lieu] Mairie.
3. [Le dér. désigne un type de gouvernement] Tyrannie.
Rem. 1. Le dér. est un nom de pays : Andalousie, Arabie, Birmanie, Bulgarie, Germanie, Laponie, Lombardie, Normandie, Roumanie, Tartarie, Tchécoslovaquie, Turquie, Yougoslavie. 2. -ie est la finale d'un nombre important d'empr. sav. Elle connaît surtout une expansion continue par le biais de la compos. à partir de bases verbales sav. ,,Dans le composé à base verbale, le radical verbal est représenté soit par un élément transformé en nom ou en adjectif de suffixe zéro (vermifuge, sémaphore), soit par un élément suffixé en -ie (radiographie). La forme du suffixe -ie, la plus fréquemment représentée dans ce type de composition à base savante à côté du suffixe zéro, est héritée du suffixe grec -ia`` (Guilbert ds Lar. Lang. fr., p. LIX). L'aut. a distingué entre les bases verbales qui ne produisent que des composés noms d'action et les bases à plusieurs réalisations nominales, de loin les plus nombreuses. a) Bases produisant exclusivement des noms d'action : -algie, -ectomie, -esthésie, -gnosie, -machie, -mancie, -opsie, -rr(h)agie, -technie, -thérapie, -urie. b) Bases à plusieurs réalisations nominales : -agogie/-agogue, -archie/-arque, -cratie/-crate, -gamie/-game, -génésie/-genèse, -génie/-gène, -graphie/-graphe (et -gramme), -lâtrie/-lâtre, -logie/-logue (et -logiste), -manie/-mane, -nomie/-nome, -opie/-ope, -pathie/-pathe, -phagie/-phage, -phanie/-phane, -philie/-phile, -phobie/ -phobe, -phonie/-phone, -plastie/-plaste, -scopie/-scope, -stasie/-stase, -tomie/-tome, -tropie/-trope, -typie/-type, -urgie/-urge.
Prononc. : [-i]. Étymol. et Hist. -ie a des orig. à la fois lat. et grecques. A. 1. Il est issu de mots lat. a) en -ia : acrimonie < acrimōnĭa, argutie < argūtĭa, calomnie < calumnĭa, envie < invĭdĭa, facétie < facētĭa, ignominie < ignōmĭnĭa, impéritie < imperītĭa, ironie < irōnĭa, minutie < minūtĭa, parcimonie < parcīmōnĭa, pénurie < pēnūrĭa; b) en -ies : calvitie < calvities, canitie < canities, carie < caries, sanie < sanies. En lat. tardif, la confusion entre les subst. en -ia et les subst. en -ies a été si grande qu'il est parfois difficile de connaître la forme originelle. Il y a hésitation pour de nombreux mots : amicit-ies/-ia, barbar-ies/-ia, luxur-ies/-ia, mater-ies/-ia, etc. 2. Il est issu de mots gréco-lat. a) en -ia accentués comme en gr. : épilepsie < epilepsia, monarchie < monarchia, philosophie < philosophia; b) en -is : frénésie < lat. méd. phrenesis, hydropisie < lat. méd. hydropisis, hypocrisie < lat. hypocrisis, paralysie < lat. paralysis, parésie < lat. paresis, pleurésie < lat. médiév. pleuresis, poésie < lat. poesis. B. La dér. pop. connaît une très grand ext. au Moy. Âge. Mais -ie est supplanté par d'autres suff., principalement par -erie (gloutonn-erie/-ie, ivrogn-erie/-ie, orfèvr-erie/-ie, etc.), mais aussi par -ise (couard-ise/-ie, friand-ise/-ie, gourmand-ise/-ie, maistr-ise/-ie, sott-ise/-ie, etc.). Dès la fin du Moy. Âge, -ie est un suff. qui a cessé d'être productif sauf pour les noms de pays. Bbg. Baldinger 1950, pp. 186-189; p. 216, 272, 275. - Becherel (D.). La Dér. des n. abstraits en fr. Thèse, Paris, 1976, pp. 244-249. - Darm. 1877, p. 72, 235. - Dub. Dér. 1962, p. 14, 34, 42, 96, 108. - Lüdtke (J.). Prädikative Nominalisierungen mit Suffixen. Tübingen, 1978, p. 195, 207, 211. - Spitzer (L.). Warum ersetzt frz. -erie (dtsch. -erei) das alte -ie (-ei)? Z. rom. Philol. 1931, t. 51, pp. 70-75.