× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er septembre 2026. Celle-ci apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez tester la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
TRÊVE, subst. fém.
Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1140 triwe « suspension temporaire des hostilités entre belligérants » (Geffrei Gaimar, Hist. des Anglais, 565 ds T.-L.); ca 1165 trieve (Troie, 24271, ibid. [rime avec grieve]); 1732 trêve de Dieu (Trév.); b) 1690 « suspension d'attaques (en gén.) » (Fur.); c) ca 1874 trêve des confiseurs (d'apr. J.-V.-A. de Broglie, Mémoires, t. 2, Paris, 1941, p. 330); 1885 (L'Illustration, 14 nov., p. 328b ds Quem. DDL t. 17); 2. 1424 faire trêve à qqc. « interrompre momentanément » (Alain Chartier, La Belle dame sans merci, éd. A. Piaget, 381); 3. a) 1621 au fig. « suspension d'une action pénible, dangereuse » (Camus, Agathonphile, éd. P. Sage, p. 6); b) 1633 trêve de (Corneille, Mélite, éd. M. Roques et M. Lièvre, I, 1, v. 52); c) 1770 sans trêve « sans arrêt, sans relâche » (Rousseau, Confessions, VIII ds Œuvres compl., éd. B. Gagnebin et M. Raymond, t. 1, p. 352). De l'a. b. frq. *treuwa « contrat, convention », cf. le m. néerl. trouwe, trūwe « fidèle; fidélité », l'a. h. all. triuwa « fidélité », le m. h. all. triuwe « fidèle; fidélité », all. treu « fidèle », Treue « fidélité ». La graph. e est att. dep. ca 1339-48 (Isopet I, XXVI, 38 ds Rec. gén. des Isopets, éd. J. Bastin, t. 2, p. 246 [rime avec feve]), é ds Pomey 1671, ê ds Miège 1677, puis Ac. 1798. Trêve de Dieu est la trad. du lat. médiév. trewa Dei (1037-41 ds Nierm.).