× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
SOURNOIS, -OISE, adj.
Étymol. et Hist. 1. 1640 (Oudin Curiositez: Un Sournois: un homme melancolique et dangereux); 2. a) 1642 « homme qui fait le niais » (Oudin Fr.-Ital.); 1668 faire la sournoise (Molière, G. Dandin, I, 6); b) 1835 chevaux sournois (Balzac, Goriot, p. 290); 3. 1735 se dit de ce qui, dans l'aspect d'une personne témoigne de son caractère air sournois (Mouhy, La Paysanne parvenue, t. 1, p. 64); 4. 1814 « qui marque la sournoiserie » vices sournois (Jouy, Hermite, t. 5, p. 144); 5. 1846 se dit d'une chose qui évoque le comportement d'une personne sournoise porte sournoise (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, p. 563). Mot prob. d'orig. prov., dér. de l'anc. prov. sorn « sombre, obscur » (ca 1280 ds Rayn.); cf. le subst. sorn « soir » (xvies. ds Gdf.). Ce groupe de mots est sans doute issu d'un croisement de sourd* avec le fr. morne*, a. prov. morn (v. FEW t. 12, p. 457). Guir. Lex. fr. Étymol. obsc. 1982 suppose une forme *sordinare, reconstruit d'apr. sordere « être sale, sans éclat » sur le modèle de sordidare « salir ».