× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
RECEVOIR, verbe trans.
Étymol. et Hist. 1. a) 2emoit. xes. reciwre « accepter quelqu'un, laisser entrer quelqu'un » (St Léger, éd. J. Linskill, 57); b) ca 1145 « accueillir quelqu'un d'une certaine manière » (Wace, Conception N.-D., éd. W. R. Ashford, 56 : Cil le recut mut bonement); c) 1721 (Montesquieu, Lettres persanes, t. 1, p. 97: nous sommes reçus agréablement dans toutes les compagnies et dans toutes les sociétés); d) 1727 recevoir la visite de qqn (Boissy, Français à Londres, 7, p. 31); 2. a) ca 1050 « prendre, accepter ce qui est offert » (Alexis, éd. Chr. Storey, 98); b) 1155 (Wace, Rou, éd. I. Arnold, 13815: Primes li rei, puis li barun Orent tuit receü baptesme); c) ca 1100 « subir » (Roland, éd. J. Bédier, 1178: colps ferir, e receivre et duner); d) ca 1165 « éprouver (un sentiment) » (Benoît de Sainte-Maure, Troie, éd. L. Constans, 16041: Mout ont grant joie receüe); 3. a) ca 1100 « agréer, admettre » (Roland, 38: Si recevrez la lei des chrestiens); b) 1579 (H. Estienne, Precellence, éd. H. Huguet, p. 177: ce mot jeune d'autant plus aisément doit etre receu parmi nous); c) 1657-58 (Pascal, Art de persuader, section II, éd. L. Lafuma, p. 356: jamais une démonstration dans laquelle ces circonstances sont gardées n'a pu recevoir le moindre doute); 4. ca 1265 p. ext. (Brunet Latin, Tresor, éd. F. J. Carmody, p. 313: comme la cire reçoit la figure dou saiel); 5. 1283 dr. recevoir en jugement (Philippe de Beaumanoir, Coutumes, éd. A. Salmon, t. 1, p. 128), d'où fin de non recevoir (Est. 1538, s.v. praescribo); 6. déb. xves. « installer dans une charge, une fonction » (Arch. Nord, B, 146, 7ecahier, f o6); 7. 1611 part. passé subst. « récépissé » (Cotgr.); 8. 1872 sports se recevoir « prendre ou reprendre contact avec le sol » (Pearson). Du lat. recipere (de re « en arrière » et « en retour » et capere « prendre ») « retirer, ramener », « prendre en retour, reprendre, se reprendre » et par effacement du sens de la particule « accueillir, accepter, admettre », avec changement de conjug. au xiiies. (v. T.-L.) de receivre à recevoir comme percevoir*.