× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
RAIDE, ROIDE, adj. et adv.
Étymol. et Hist. A. Adj. 1. ca 1140 masc. reit « qui ne ploie pas, ferme, solide » (Pélerinage Charlemagne, 604 ds T.-L.); 1155 fém. redde (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 9297); 2. a) ca 1165 « qui n'a plus la souplesse de la vie » (Troie, 13361 ds T.-L.); b) 1859 « ivre » (Larch., p. 81); 1915 se faire porter raide (Sain. Tranchées, p. 113); 3. a) ca 1170 « qui n'est pas souple, qui est rendu rigide » orfrois roides (Chrétien de Troyes, Erec, éd. M. Roques, 6610); b) 1461-67 « tendu au maximum » tenir la bride royde (J. de Bueil, Jouvencel, éd. L. Lecestre, t. 1, p. 70); 1848 marcher sur [...] la corde raide (Flaub., Champs et grèves, p. 248); 1881 au fig. la corde raide du paradoxe (Zola, Doc. littér., Gautier, p. 113); 4. 1176-81 « impétueux, animé d'un mouvement rapide et fort » [par confusion avec l'a. fr. rade, v. rapide étymol.] (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 3085); 1551 « qui va en ligne droite » roide vol (Ronsard, Tombeau de Marguerite de Valois ds Œuvres compl., éd. P. Laumonier, t. 3, p. 73); 5. a) ca 1180 « qui refuse le compromis, sans concession, inflexible » (Marie de France, Fables, 46, 54 ds T.-L.); b) 1759 « qui manque de spontanéité, d'expression, d'abandon » (Diderot, Lettres à S. Volland, p. 72); 6. ca 1125 « qui se tient très droit » (Gautier de Coinci, Mir. Vierge, éd. V. Fr. Koenig, I Mir 43436, t. 3, p. 207); 7. 1remoit. xiiies. « très pentu, abrupt » (1reContinuation Perceval, ms. E, éd. Roach et Ivy, II, 141, 4843); 8. a) fin xiiies. (d'une boisson) « fort, dur, sec, difficile à avaler » (Du sot chevalier, 195 ds Rec. gén. des fabliaux des XIIIeet XIVes., éd. A. de Montaiglon et G. Raynaud, t. 1, p. 226); b) 1848 « difficile à admettre, choquant, osé » (Sand, Corresp., t. 3, p. 44); c) 1856 « difficile à admettre, dur » (Labiche, Un M. qui a brûlé une dame, 7, p. 419); 9. 1584 « brusque, violent » (Ronsard, Bocage royal ds Œuvres compl., éd. P. Laumonier, t. 8, p. 88, 5); 10. 1880 « privé de la latitude que donne l'argent, désargenté » (Grison ds Larch. Nouv. Suppl. 1889, p. 202). B. Adv. 1. a) ca 1245 « violemment, brusquement » (Philippe Mousket, Chron., éd. de Reiffenberg, 22659); fin xives. tué tout roit (E. Deschamps, Ballades, MXXXV, Œuvres, éd. de Queux de St-Hilaire, t. 5, p. 312); 1580 tomber roide mort (Montaigne, Essais, I, XVIII, éd. P. Villey, t. 1, p. 75); b) 1636 « sans dévier, avec force, impétuosité » (Monet); 2. 1888 « de façon osée, choquante » (A. Daudet, Immortel, p. 183). C. Subst. 1. 1758 « ce qui manque d'expression, de vie, de spontanéité » (Diderot, De la Poés. dram., p. 268); 2. 1859 « eau-de-vie » (Larch., p. 81); 3. 1888 « caractère osé, audace pornographique » (A. Daudet, op. cit., p. 150). Du lat. rigidus « raide, rigide, dur, sévère » avec généralisation de la forme fém. roide, devenue raide, qui a supplanté le masc. a. fr. reit, roit.