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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er septembre 2026. Celle-ci apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez tester la nouvelle version ici : Portail lexical

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PARRAIN, subst. masc.
Étymol. et Hist.1. a) a/) Début xiies. parain «celui qui tient un enfant sur les fonts baptismaux et qui ensuite veille à son éducation religieuse» (St Brendan, éd. I. Short et Br. Merrilees, 89; var. du ms. A [début xiii]: parin, v. éd. E. G. R. Waters); b/) 1690 p.anal. (Fur., s.v. parrein: les cloches qu'on baptise ont aussi des parreins et marreines); b) av. 1615 «celui qui donne un nom à un ouvrage, à une chose» (E. Pasquier, Recherches de la France, éd. 1621, p.880: Un Tribonian parrain de cette nouvelle oeconomie de Droict); 2. a) 1740 «chevalier qui présente le novice à sa réception» (Ac.); b) 1867 «celui qui présente quelqu'un dans un cercle, dans une société savante» (Baudel., Curios. esthét., p.93); c) 1866 «chacun des deux membres de l'Académie française qui accompagnent le récipiendaire» (Amiel, loc. cit.). Issu, par substitution du suff. -anus au suff. -inus, du lat. pop. *patrinus «celui qui tient un enfant sur les fonts baptismaux» (att. à partir du viiies., v. Du Cange), dér. du lat. patruus «oncle paternel». La forme par(r)in est plus répandue que par(r)ain en a. fr. (v. Gdf. Compl. et T.-L.) et la suffixation en -inus s'est maintenue dans de nombreux dial. (v. FEW t.8, p.22b) ainsi que, p.ex., en ital. padrino, esp. id., cat. padri et port. padrinho. De même que marraine* a évincé commère*, parrain a évincé compère*. Voir FEW t.8, pp.22b-23b.