× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
JE, pron. pers. et subst. masc.
Étymol. et Hist. 1. 842 eo pronom pers. (Serments de Strasbourg ds Henry Chrestomathie t. 1, p. 1); 842 io (ibid., p. 2, 21); ca 1100 je (Roland, éd. J. Bédier, 1072); 2. 1871 philosophie « le moi » (Rimbaud, loc. cit.). D'un lat. vulg. eo (attesté au vies.; cf. FEW t. 3, p. 207b), du lat. class. ego « moi, je », supposé d'après l'ensemble des lang. rom. : ital. io, roum. eu, esp. yo, port. eu, fr. je,... (cf. Vään., p. 131, § 280). La diversité des formes d'a. fr. : gié, jeo, jo..., s'explique par des traitements phonét. variés, encore mal éclaircis, de *eo, selon que la force d'accent s'était maintenue ou non (cf. Fouché t. 2, p. 162-163, Fr. de La Chaussée, Initiation à la morphologie historique de l'ancien français, p. 74, § 58 et Bourc.-Bourc., § 49, II). La forme atone je, déjà attestée dans Roland semble provenir d'un affaiblissement de jo. L'emploi de jo/je devant le verbe est devenu plus fréq. à la suite de l'effacement des dés. verb. L'usage de je comme forme forte (dont il nous reste p. ex. la formule je soussigné) s'est maintenu jusqu'au xviies. (cf. Nyrop t. 5, § 177).