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HUTTE, subst. fém.
Étymol. et Hist. a) xiies. hute « espèce de chaumière disposée de façon à permettre aux eaux fluviales de s'écouler dans les pâturages » (Les gloses fr. de Gerschom de Metz, éd. L. Brandin, p. 51); b) 1358 hutte « petite cabane en bois, en branchages » (Runk., p. 69). Empr. de l'a. h. all.hutta « cabane ». Très peu attesté en a. fr. (a), ce mot semble néanmoins avoir été très vivant à en juger d'après l'aire d'extension, dans tout le nord de l'ancienne Gaule, des toponymes La Hutte, les Huttes (v. Longnon, p. 590; Huttes est très attesté en Belgique dès 1272, v. FEW t. 16, p. 277a et dans l'Hérault vers 1035, Thomas, Dict. topogr. Hérault, s.v. Utes). Tout porte à croire que hutte a été d'abord, et pendant longtemps, uniquement en usage à la campagne avant d'être introduit dans la lang. littér. où ce genre de construction (b) était notamment désignée par les termes loge* et feuillée*. Le sens a est à rapprocher du rhénan hütte « coin d'une pièce, angle; espace étroit entre deux maisons ».