× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
CISEAU, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1. 1155-60 trenchanz ciseaus « instrument plat et tranchant par un bout dont on se sert pour entailler la pierre, le bois, etc. » (Thèbes, 2991 ds T.-L.); d'où 1690 un bon ciseau en parlant d'un sculpteur, d'un ouvrier (Fur.); 1718 « manière de sculpter » (Ac. : Il a le ciseau admirable); 2. a) ca 1178 sing. « instrument formé de deux lames dont les tranchants se croisent et servent à couper les choses minces » (Renart, éd. M. Roques, IIIa, 4243); 1178 plur. uns ciseaux (Id., éd. E. Martin, XIV, 377); b) 1831 mar. voiles en ciseaux (Will.); c) 1934 chorégr. mener une danse de ciseaux (Colette, Duo, p. 147). D'un lat. vulg. *cisellum altération d'apr. les dér. en -cido de caedere « trancher, couper » (tels que incisus, occisus, v. Ern.-Meillet, s.v. caedo) de *caesellum, dér. du rad. caes- de caedere ce rad. étant soit celui du part. passé, soit celui d'un fréquentatif *caesare (hyp. convenant mieux au sens de « instrument coupant), par suff. -ellum qui, d'apr. EWFS2serait substitué à un plur. anc. -ulum (cf. sangle* et a. fr. (es) tenelles/tenailles et Meyer-L. t. 2, § 155) -ellum convenant mal pour la formation d'un nom d'outil (v. aussi Meyer-Lübke, Gramm. des lang. rom., t. 2, § 430). Une dérivation p. substitution de suff. de l'a. fr. cisoire (d'un *caesorium, v. Cor., s.v. cincel et TLL s.v.) est à écarter, ce mot n'étant pas attesté av. le xiiies. (A. de Paris, Alexandre, var. ms. H, Elliott Monographs, t. 5, p. 90; Thurot Prononc., p. 131). Au sens 2, le mot a remplacé le plus anc. force(s) (< lat. forfex « id. ») attesté dep. ca 1130 ds T.-L.