× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
CHAPEAU, subst. masc.
Étymol. et Hist. A. 1. a) Ca 1130 chapel « coiffure portée par les hommes et les femmes » (Pèlerinage Charlemagne, éd. E. Koschwitz-G. Thurau, 146 ds T.-L.); 1erquart xiiies. chapeau (Lancelot du lac, éd. H. Oskas Sommer, 3, 147); 1585 oster son chapeau, en signe de respect (Noël du Fail, Contes d'Eutrapel, II, p. 275); 1690 être devant qqn chapeau bas (Fur.); d'où 1694 p. ell. chapeau bas (Ac.); b) spéc. 1288 « chapeau rouge de cardinal » (Jacquemard Gielée, Renart le Nouvel, éd. Méon, 5934 ds T.-L. : vermaus capiaus); 1561 p. ell. « dignité de cardinal » (J. Grevin, Gelodacrye, éd. L. Pinvert, p. 325); c) nombreux emplois fig., notamment α) 1669 mettre un chapeau sur la tête de qqn « nuire à sa réputation » d'apr. Gottsch. Redens., p. 198 − 1771, Trév.; d'où 1928 arg. porter le chapeau (J. Lacassagne, L'Arg. du « milieu », p. 46); 1935 arg. travailler du chapeau (Id., ibid., p. 242); β) 1690 p. méton. « celui qui porte chapeau, homme p. oppos. à femme » (Fur.), qualifié de ,,style pop.`` depuis Trév. 1704; γ) 1723 comm. mar. chapeau de maistre ou p. ell. chapeau (J. Savary des Bruslons, Dict. universel de comm., Paris); p. ext. 2. 1erquart xiiies. [xiies. FEW, t. 2, p. 287b] capel (de roses) « couronne (de fleurs) » (Lancelot du lac, même éd., 1, 86); 2emoitié xvies. chapeau (Hug.). B. P. anal. de forme, de destination, nombreux emplois techn. notamment 1. 1268 archéol. chapiax « partie de la garde d'une épée recouvrant la chape » (E. Boileau, éd. Lespinasse et Bonnardot, 1879, p. 136, titre LXVI, 8); 2. 1414 construction « pièce de bois? » (Archives hist. de Saintonge, XXXII, 111 ds IGLF : a esté changée l'aisieul le chapeau et le plancher du pont); 1867 mécan. « partie supérieure de certaines pièces mécaniques » (Lar. 19e); d'où 1928 loc. arg. (départ) sur les chapeaux de roues (Homme dans la roue, Pédale, p. 16); 3. 1704 « marc qui reste dans les alambics après certaines distillations » (Trév.); 4. 1753 « trait demi-circulaire dont on couvre plusieurs notes » (Encyclop. t. 2); 1907 arg. des journalistes « texte court qui précède un article, un livre » (France); 5. 1809 bot. « partie supérieure d'un champignon » (Wailly); 6. 1829 mus. chapeau chinois (Boiste); 7. 1845 ornith. (Besch.). Du b. lat. cappellus (dér. de cappa, v. chape) attesté au sens de « coiffe » av. 833 (Ansegise ds Nierm. qui cite d'autres ex. contemp., v. aussi Gloses des ix et xes. ds TLL s.v., 335, 25); au sens A 1 b cf. lat. médiév. capellus rubens fin xiiie-début xives. (Chronicon Trivetti ds Du Cange, t. 2, p. 125 a); au sens B cf. lat. médiév. capellus fig. « couvercle » au xiiies. (Ps. Avicenne ds Mittellat. W. s.v., 209, 67).