× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
BRÉHAIGNE,(BREHAIGNE, BRÉHAIGNE) adj.
ÉTYMOL. ET HIST. − Début xiies. terre ... baraine (Ph. de Thaon, Comput, 2006 dans T.-L.); mil. xiies. brahaignes femes (Wace, Conception N.D., 359 dans Keller, p. 51); début xiiies. brehaigne (Gautier de Coincy, Nativité N.D., 254 dans T.-L.); 1680 considéré comme ,,terme injurieux`` en parlant d'une femme (Rich.). Orig. obsc.; l'existence de nombreuses formes romanes qu semblent se rattacher à un même type avec le sémantisme commun d'infertilité appliqué à des réalités différentes laisse supposer un rad. pré-roman au sens de « stérile, infertile ». Les différents types proposés pour un tel rad. (FEW t. 1, p. 242; REW4, no942; DEI, s.v. barena et brenna) ne permettant pas d'expliquer toutes les formes qui semblent s'y rattacher, on peut seulement supposer un rad. bar « infertile » à partir duquel il reste à expliquer chacune d'elles (J. Jud dans Arch. St. n. Spr., t. 127, 1911, p. 434 et 435). La finale -aigne représente sans doute le suff. lat. -aneu (cf. montanea, montagne); l'h intervocalique n'a qu'une valeur séparative de voyelles en hiatus (cf. ébahi, trahi, etc.). Les hyp. d'étymons empr. au domaine germ. (DIEZ3; E. Gamillscheg dans Homenage Fritz Krüger, 1952, t. 1, pp. 18-20 et EWFS2) semblent en contradiction avec la répartition géogr. des termes à partir desquels on les postule, aucun n'étant confirmé par un mot du domaine germ. Une orig. lat. d'apr. vorago, -inis (Garcia de Diego, Revista de Filologia Española, t. 36, 1952, pp. 257-286) fait difficulté du point de vue phonét. et sém. (cf. Cor., s.v. maraña).