× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
BOURGEOIS, OISE, subst. et adj.
Étymol. ET HIST. − A.− Subst. masc. 1. Ca 1100 burgeis « habitant d'un bourg, d'une ville (au Moy. Âge, de bourgs et villes affranchis de la justice féodale) » (Roland, 2691 dans T.-L.); 1393 bourgeois (Ménagier, t. 1, 3 dans Littré); assez peu fréquent dans la lang. littér.; considéré comme ancien dep. Ac. 1932; 2. 1668 « personne qui appartient à la bourgeoisie » (La Fontaine, I, 67, éd. H. Regnier, X, p. 107); 1678-79 sing. collectif (Id., IX, 155, ibid. : Le surprenant spectacle Éblouit le bourgeois); 1680 gros bourgeois, petit bourgeois (Rich.); p. ext. péj. 1635 « personne sans goût, sans culture » (Francion, p. 286, éd. 1635 dans Littré); 3. 1680 (Rich. : Bourgeois. Ce mot parmi les ouvriers veut dire celui qui met en œuvre [travailler pour le bourgeois. Le bourgeois veut cela]); 4. 1793 « personne qui n'exerce pas de métier manuel et qui a le plus souvent une situation aisée » (Jacob., 19 frim. an II-9 déc. 1793 dans Brunot t. 9, 2, p. 711, note 4); 5. 1835 (Ac. : Bourgeois se dit par opposition à Militaire). B.− Subst. fém. 1280 « femme d'un bourgeois » (Clef d'amors, 2072 dans Gdf. Compl.); xves. « femme, épouse » (Coquillart, Monol. du Puys dans Guérin, Dict. des dict. dans Quem. Fichier). C.− Adj. 1418 pain bourgeois « pain mi-bis » (Journ. de Paris, sous Charles VI et VII, p. 52 dans La Curne); 1529 lettre bourgeoise « caractère tenant le milieu entre la gothique cursive et la gothique moderne » (G. Tory, Champ fleury, Lettres françoises, 72 vodans Hug.); 1538 caution bourgeoise « caution solvable et facile à discuter » (Est. d'apr. FEW t. 15, 2, p. 19b); 1611 « relatif, appartenant au bourgeois » (Cotgr.); 1721 maison bourgeoise (Trév.). Dér. de bourg*; suff. -ois (-ais*); ce dér. offre une évolution sém. très différente de celle du mot de base, liée au contexte hist. : d'une part au développement d'une classe sociale moyenne, faite surtout de marchands, intermédiaire entre les nobles et les manants (pagenses, rustici), d'autre part dès le Moyen Âge aux privilèges des bourgeois, habitants des bourgs affranchis de la justice féodale, et au xixes. à ceux des bourgeois p. oppos. à la classe ouvrière. Lat. médiév. burgenses, 1007 « habitants du bourg franc institué par le comte d'Anjou Foulque Nerra, autour d'une abbaye près de Loches » (ds Flach, Orig. de l'anc. France, 1884-1904, t. 2, p. 196 note d'apr. Hollyman, p. 86).