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BALLE4, BALE, BÂLE, subst. fém.
Étymol. et Hist. Ca 1220 agric. « enveloppe des grains de céréales » (Pean Gatineau, St Martin, éd. W. Söderhjelm, 9851 dans T.-L. : De la balle fesoient coites Et le grain a lor pors donoient), attest. isolée; 1549 bale (Est.). Orig. incertaine. L'existence d'une part, de la forme de l'Ouest bel, bele (Maine et Loire, ALF point 1452 d'apr. Gamillscheg dans Z. rom. Philol., t. 43, p. 563) dont le vocalisme peut représenter un -a- accentué libre, d'autre part des formes bavo, bago, attestées dans le Massif Central et dont le consonantisme représente un traitement local du -l- intervocalique (différent du traitement du -ll-) devenu -v- et -g- (Dauzat dans Fr. mod. t. 21, p. 110), supposent un prototype *bela et non *balla. Gamillscheg (loc. cit., p. 564 et EWFS2) et Dauzat (loc. cit. et Dauzat 1968) attribuent à ce prototype une orig. celt. : *bala serait une forme collective d'un gaul. *balu qui remonterait à la racine i.-e. *bh(e)l- « gonfler, bouffer », élargie en *bh(e)legh- « enfler » qui apparaît dans le gaul. bulga « sac de cuir », le britannique bolc'h « cosse de lin », le kymr. bùl « gousse », v. aussi IEW, p. 120, 125 et 126. Dans cette hyp., la forme en -a- (bale) serait issue des dial. du Sud-Ouest où a- suivi de -l- demeure, d'autre part l'a. fr. baler « vanner » (au fig. ca 1160, B. de Ste Maure, Ducs Normandie, II, 9200, Michel dans Gdf. : Dites lui bien, c'en est la summe. Que ja ne serom mais si home, C'est mais tot escos e balé, N'il a nos sire n'avoé), est à rattacher au mot étudié et différent de l'a. fr. baler (baller*). L'hyp. d'un subst. verbal de l'a. fr. baler « vanner », considéré comme même mot que l'a. fr. baler, baller* « danser » (FEW t. 1, p. 219b et Bl.-W.5), fait difficulté du point de vue phonét., parce que ne pouvant rendre compte des formes dial. énumérées plus haut.