× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er septembre 2026. Celle-ci apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez tester la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
AVIS, subst. masc.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. a) 1135 ce m'est avis « il me semble (que) » (Wace, Vie de Sainte Marguerite, 11 ds Keller, p. 71b : Ce m'est avis que par raison Dut ele bien avoir cel non); b) ca 1175 il m'est avis « il me semble » (Chr. de Troyes, Chevalier lion, éd. W. Foerster, 3591 ds T.-L.); c) ca 1185 a son avis « selon son sentiment, son opinion » (Chr. de Troyes, Le Roman de Perceval, éd. W. Roach, v. 4793, Qui plus biax est que Absalon, Au suen sens et a son avis); d) apr. 1350 être d'avis « penser qu'il est bon ou nécessaire » (Loyal Serviteur, c. 59 ds Dict. hist. Ac. fr. : Puisque nous sommes si avant, je suis d'advis que nous poursuyvons); 2. a) ca 1170 « opinion sur un sujet » (La vie d'Edouard le Conf., 177-80 ds Fr. mod., t. 21, 1953, p. 222 : Li reis, puis que il fut requis, Saver en voleit lur avis : Ceo que chescun d'euz mielz voleit Deïssent lui il le fereit); b) 1356 « conseil, recommandation » (Ordonnances des roys de France, par D. E. Secousse, éd. Gregg Press, 1967, t. 3, p. 125 : Et aussi pour Nous donner bon Conseil & advis sur la garde, bon gouvernement, tuicion et deffense dudit Royaume); 3. dernier quart xives. « communication, annonce » (Froissart, Chroniques, liv. I, 1repart., c. 137 ds Dict. hist. Ac. fr. : Si eurent avis qu'ils delogeroient et retourneroient vers Valenciennes). Agglutination de la prép. à* et de l'a.fr. vis, du lat. visum « ce qui semble (bon) » part. passé neutre de videre « voir » dans l'expr. ce m'est a vis (supra étymol. 1 a; littéralement : « cela est pour moi à titre d'opinion ») qui a concurrencé l'expr. de même sens ce m'est vis, attestée en a. fr. dep. ca 1040 (Vie de Saint Alexis, 343, éd. G. Paris, p. 12 : E ço m'est vis que ço est li om Deu) de l'expr. lat. mihi est visum (FEW t. 14, p. 535a; EWFS2) (Cicéron, Senect., 1. 1 ds Forc. 1965, p. 986, col. 1).