× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
AHAN, subst. masc.
Étymol. ET HIST. A.− Subst. 1. a) Mil. xes. « peine, tourment » (Vie de S. Léger, 9, 10, éd. A. Henry, Chrestomathie, p. 9 : Aprés ditrai vos dels aanz Que li suos corps susting si granz); xies. « fatigue, peine » (Alexis, 46, éd. Paris-Pannier : Por toe amor en soferrai l'ahan); d'où début xives. suer d'ahan, « faire une chose très pénible physiquement, se fatiguer extraordinairement » (G. Guiart, ms. fol. 130, Rods La Curne t. 1 1875 : Tyois qui de grant hahan suent Le cheval sous Guillaume tuent); b) début xiiies. « travail, labeur » (Vie de Ste Juliane, éd. Feilitzen, 737 ds T.-L. : Aleir t'estuet a ton ahan, Dont tu dois vivre trestot l'an). − xvies.; d'où 2. 2emoitié xiiies. « terre labourable, champ » (Gauthier Le Long, La Veuve, v. 431-433 ds Trouv. Belges, I, p. 239 : Voir je devroi estre banie, Cant je lessai por vos Jehan, Ki a sa terre et son ahan); ca 1390 « labour, semailles » (Bout., Somme rur., 2epart., fo35a, éd. 1486 ds Gdf. : On le mettroit [un vivier] a ahan et a semence). − 1845, Besch.; fin xives. « récolte, produit d'une terre mise en labour » (Eust. Desch., Poés., Richel., 840, fo422 a, ibid. : Je pense de cueillir l'ahan Des moissons ou vous aurez part); ces 2 dernières accept. se retrouvent dans les dial. du Nord (cf. FEW t. 1, s.v. *afannare). B.− Interj. Fin xiies. Invite à l'effort (Ren., 3346, éd. Méon ds T.-L. : amis, ahan, ahan, Sachiez bien les cordes, sachiez). Du lat. *afannare, non attesté mais postulé par les formes fr. et l'a. prov. afanar (xiies., Rayn.). Fouché t. 3 1961, p. 612, explique ainsi l'évolution phonét. : le f entre 2 a non accentués s'est ouvert en [-w-] qui se serait amui. *Afannare demeure d'orig. obsc. : une dérivation du lat. afannae « faux-fuyants, balivernes » (Bl.-W.5, Cor. t. 1 1954, s.v. afanar) fait difficulté sur le plan sém. L'ital. affannare est un empr. soit à l'a. prov. (G. Devoto, Dizionario etimologico, 1968, s.v.) soit au fr. (DEI) accompagné de croisement avec le préf. ital. a(d); l'esp. afanar est soit directement issu du lat., soit emprunté à l'a. prov. (Cor., loc. cit.). L'hyp. de EW FS2déjà formulée ds Gam. Rom.1, p. 252 (à la suite de Brüch ds Z. fr. Spr. Lit., t. 40, p. 103), qui considère *affannare comme une romanisation de l'a. nord. *af-annan, de l'a. nord. qnn « effort » fait difficulté sur le plan phonét. et surtout du point de vue géogr.; 2 est peut-être le déverbal de ahan.