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ACCORDAILLES, subst. fém. plur.
Étymol. ET HIST. − 1539 « cérémonie accompagnant l'acte de signature d'un contrat de mariage » (R. Estienne, Dict. françois-lat., s.v. accorder : On fera les accordailles, Despondebitur); 1606, Nicot s.v. accorder : Accordailles... est du modèle de fiançailles, et signifie le mesme, mais fiançailles est plus usité, et signifie trop [beaucoup] plus que accord, car ils importent [impliquent] la cérémonie et solemnité du fiancer; 1680, Rich. t. 1 : Accordailles. Articles de mariage signez; 1701, Trév. : Il n'a point de singulier; 1740-1762, Ac. : Il est populaire; 1774, Trév. : Ce mot est vieux et ne se dit qu'au Palais. Hors de là, on dit accords. Le peuple dit aussi accordailles. (Ce qui laisse supposer la simultanéité de deux usages qui s'ignorent, l'un jur. qui mourra vers la fin du xviiies., l'autre pop. et dial., qui renaîtra dans la littér. d'inspiration provinciale ou région.). Dér. de accorder* au sens de « promettre une fille en mariage »; suff. -aille* p. anal. avec espousailles (xiies.) et fiançailles (id.). Jusqu'au mil. du xixes., accordailles signifie proprement « l'acte de signature d'un contrat de mariage », acte gén. accompagné d'une cérémonie familiale, tandis que fiançailles désigne « l'acte d'échange de promesses de foi entre deux pers. », accompagné aussi d'une cérémonie familiale. Au xixes., accordailles devenu synon. de fiançailles, mais plus pop. Le Code civil (à partir de 1804) ignore la chose et le mot, lequel est donc sorti de la lang. techn. d'orig.