× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
ACCOISER, verbe trans.
Étymol. ET HIST. − 1. Ca 1100 trans. obj. animé « rendre silencieux » (La Chanson de Roland, éd. Bédier, 263 : Franceis se taisent, as les vus aquisez); 1176 intrans. suj. inanimé « s'apaiser » (Chrét. de Troyes, Cligès, éd. Foerster, 5905 ds T.-L. : Maintenant apeise et acoise Par la sale tote la noise); 2. fin xiies., début xiiies. pronom. suj. inanimé « id. » (Les Loh., ms. Montp., fo198a ds Gdf. : La mer s'acoisse o le jor aparant); ca 1170 suj. animé « id. » (Aym. Narb., éd. Demaison, 912 ds T.-L. : Li mort s'acoisent, si crïent li navré). Empl. méd. peut-être sous-jacent à cet emploi fig. : 1573, Desportes, Diane, L. II, Complainte ds Hug. : La France en partis divisée, Sent enfin sa rage accoisée; (de manière explicite dans) Ac. 1694 : On dit en terme de médecine, Accoiser les humeurs, les humeurs accoisées. Qualifié de vieux mot dep. Fur. 1690. Dér. de l'a. fr. coisier, de même sens (préf. a-*) attesté dep. 1172-75, Chrét. de Troyes, Chevalier à la charrette, éd. M. Roques, 5530, du lat. vulg. *quietiare (dér. de quietus « calme »), type qui, au sens de « taire » a supplanté tacere dans le domaine est de la France (FEW s.v. *quietāre).