× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
ABONNIR, verbe trans.
Étymol. − 1. Réfl. a) env. 1180 s'abonir à « se donner tout entier à, obéir à qqn » (Renart, 9923-26, éd. Méon : Renart ne hé-ge mie tant Por riens qu'en li voist sus metant Que je le voille encore honir S'il se velt a moi obeir (var. abonir). Cf. éd. Martin, v. 236 : S'il se voult a moi abonir); av. 1243 s'abonir vers « se donner tout entier à qqn » (Mousquet, Chron., 23717, Reiff. ds Gdf. : Apris son grant tresor de pieres Preciouses dignes et cieres, Si donna il a St Denis, Viers qui il s'iert moult abonnis) d'où mil. xvies. (date impression) abonny part. passé adjectivé : « réduit à l'état de soumission totale » (Farce du Cuvier, 53-56 ds B. C. Bowen, Four Farces, p. 19 : Certes Jacquinot, mon amy, vous etes homme abonnyAbonny! Vertu sainct George! J'aymeroys mieulx qu'on me coupast la gorge. Abonny! benoiste Dame!); b) fin xiie-début xiiies. s'abonnir à « trouver bon de, consentir à (+ inf.) » (Rom. de St Graal, 2377, Michel ds Gdf. : A ce soufrir Ne se vourrent plus abonnir); 2. intrans. 1204 « sembler bon (d'une chose) » (Recl. de Molliens, De Charité, éd. van Hamel, 176, 5 ds T.-L. : A Evain li fruiz aboni); 3. trans. 1224 abonni part. passé adjectivé « estimé, regardé comme bon » (G. de Coinci, Miracl. de N. Dame, Kœnig, I, 37, v. 712 : Richece est mais si abonie Et si plaisans a mainte gent Plus convoitent or et argent Que la gloire dou ciel lassus). Dér. de bon*; préf. a*-, suff. -ir*; à distinguer du m. fr. abonnir, terme jur., var. de abonner. HIST. − Mot entré dans la lang. à la fin du xiies. et très vivant en a. fr. (cf. la multiplicité d'emplois ds étymol.). À partir du xvies. ces sens et emplois disparaissent; abonnir connaît alors un autre sens « devenir bon, meilleur; rendre bon, meilleur » où l'étymon bon est mieux senti, peut-être sous l'influence de l'Humanisme, mais il ne cesse de perdre de sa vitalité et semble peu usité de nos jours (cf. styl.). xvies. : Vin s'abonist en fraische cave. Baif, Mimes, L. II (V, 70) (Hug.). xviies. : Les cabaretiers trouvent le moyen d'abonnir leur vin par les drogues qu'ils y mélent. Fur. 1690. On le dit aussi avec le pronom personnel. (...) Les affaires criminels [sic] s'abonnissent, quand on les fait tirer en longueur. Fur. 1690. xviiies. : C'est un vieux pécheur, il n'abonnit point en vieillissant. Ac. 1762. − Rem. Dès Fur. 1701 il est considéré comme fam. Un sens techn. apparaît au xviies. et subsiste jusqu'à Lar. 19e: Terme de potier, faire sécher à demi, et rendre en état de rebatre. [Abonnir le carreau.] Rich. 1680.