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CHEVAL, AUX, subst. masc.
Étymol. et Hist. A. Début xiies. désigne l'animal (Lois G. le Conquérant, éd. J. E. Matzke, § 5); ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 890); spéc. ca 1195 cheval désigne le mâle (Ambroise, Guerre sainte, 8296 ds T.-L., s.v. ive); 1873 désigne la viande (Dumas); 1. ca 1100 as chevals « montés sur des chevaux » (Roland, 1095); d'où ca 1100 interj. as chevals! ordre de monter à cheval (Roland, 2986); av. 1661 à cheval « à califourchon » (St Amand ds Fur. : à cheval sur des coquesigruës); 1835 fig. être à cheval sur « être très strict, ferme sur » (Ac.); a) 1160-70 gent a cheval « soldat à cheval » (Wace, Rou, III, 2651 ds Keller, p. 262a) − 1668, Molière, Amphitryon, I, 1; av. 1511 hommes de cheval « cavaliers » (Comm., IV, 1 ds Littré); chevaux « soldats à cheval », v. chevau-légers; b) 1690 « équitation » (Fur.); av. 1866 monde du cheval (L. Reybaud ds Lar. 19e); 2. a) fin xiiies. être a cheval « être insolent » (Deuxième coll. anglo-norm. des Mir. de la Ste Vierge, éd. H. Kjellman, 48, 179); p. ext. av. 1622 mettre son opinion a cheval « la faire prévaloir » (F. de Sal., Aut. de S.P., ms. Chigi, fo96ads Gdf. Compl.); b) 1579 estre mal a cheval « être mal à l'aise » (Lariv., les Ecol., V, 3, ibid.); c) av. 1592 monter sur ses grands chevaulx « s'emporter » (Mont., iv, 193 ds Littré); 3. 1539 medecine pour les chevaulx (Est.); d'où fig. 1690 médecine de cheval (Fur.); 1690 travail de cheval (ibid.); 1798 fièvre de cheval (Ac.); 4. 1690 fig. cheval de bataille (Fur.); 5. emplois fig. s'appliquant à une pers. 1670 cheval de carosse « homme grossier ou brutal » (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, II, 2); 1828 arg. cheval de retour « récidiviste » (Vidocq, Mém. ds Esn.); 1829 (Hugo, Le Dernier jour d'un condamné, 667 − Ollendorff − ds Quem.). B. 1. 1512 jeux au chevau fondu (Gringore, Sottie contre Jules II, 109 ds Recueil de Sotties, Paris, éd. E. Picot, 1904, t. 2, p. 139); 1556 cheval de bois (Argenterie de la reine, fos1 et 13 ds Gay); 1680 fortif. cheval de frise (Rich.); 1768 technol. cheval « support » (Encyclop. t. 27, ardoiserie d'Anjou, p. 12a); 1891 petits chevaux désigne un jeu de hasard (H. Bauer, au Soleil, Echo de Paris ds Guérin2); 1946 cheval d'arçon (Ambrière, Les Grandes vacances, p. 310); 2. 1611 cheval marin « hippocampe » (Cotgr.). Du lat. caballus d'abord « mauvais cheval » (Lucilius ds TLL s.v., 3, 67), puis « cheval hongre » et « cheval de travail » terme pop., dès Varron est le substitut du lat. class. equus qu'il supplante ultérieurement.