ÉCHANTILLON, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1. a) 1260 « étalon de mesure » (
E. Boileau,
Métiers, 8 ds T.-L.);
b) 1690 « élément de construction servant de modèle pour ses dimensions, type de matériau de référence » (
Fur.) d'où
c) 1832 mar. (
Raymond);
2. a) 1407 « petite quantité d'une marchandise qui permet d'en connaître la qualité » (
Reg. concernant métiers, 1343-1451, f
o 103 r
o, A. Tournai ds
Gdf. Compl.);
b) 1579 p. anal. « aperçu, élément représentatif, exemple »
un eschantillon de ceste Tragedie (
R. Garnier,
La Troade, Epitre dédicatoire, éd. W. Foerster, II, p. 81 ds
IGLF);
c) 2
e moitié
xviiie s. spéc. « élément représentatif sélectionné comme objet d'étude » (
Buffon,
Hist. nat., éd. Lannessan, t. 1, p. 2). Issu, par attraction paronymique avec les formes se rattachant au lat.
canthus (
chant2*) telles que l'a. fr.
chantille et
eschantille (v.
chantignolle et
échantignolle), d'un type
eschandillon (2
e moitié
xiiie s.
esscandelon, V. de Honnecourt d'apr.
FEW t. 11, p. 279 a) dér. d'un simple venu du b. lat. *
scandiculum, var. par changement de suff. de *
scandaculum dér. de
scandere « monter, gravir » et signifiant « échelle » d'où « jauge, mesure » (
cf. à l'appui de *
scandiculum, l'a. prov.
escandil ds
Levy Prov., s.v. escandal, -alh et l'a. lyonn.
eschandil ds
Gdf. désignant un étalon de mesure et à l'appui de *
scandaculum le dimin.
escandalhon de l'a. prov.
escandahl « unité de mesure » ds
Levy Prov.;
REW3 n
o 7649;
FEW t. 11, pp. 278-280).