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ÉGUEULER, verbe trans. et pronom.
I.− Emploi trans., vx. Faire une brèche au bord du col d'un récipient. Égueuler un bocal, une jarre, une cruche. Plus loin encore, dans un placard, dont le vent bat la porte, un bidet égueulé par un éclat d'obus (Goncourt, Journal,1871, p. 743).
P. ext. Sa grande gaieté est de crier de temps en temps, en un rire qui égueule un coin de sa bouche (Goncourt, Journal,1833, p. 265).
II.− Emploi pronom.
A.− TECHN. MILIT., vieilli. [En parlant de la bouche d'un canon] S'endommager. Cette pièce de canon s'égueule (Ac.1835, 1878).
P. métaph. Le profil s'égueule ou s'ébrèche [dans les caricatures de Vinci], ouvrant ou diminuant son angle facial avec une incroyable puissance de ridiculisation (Gautier, Guide Louvre,1872, p. 219).
B.− Se faire mal à la gorge à force de crier. S'égueuler de crier (Ac.1835, 1878).
Prononc. et Orth. : [egœle], (j')égueule [egœl]. Ds Ac. 1694, 1740-1932. Étymol. et Hist. 1. 1396 « égorger » (Récit d'un bourgeois de Valenciennes, p. 233, Kervyn ds Gdf.) − xves. (Chron., ibid.); 2. a) 1564 esgueulé de crier (Thierry); b) 1690 cruche esgueulée (Fur.). Dér. de gueule*; préf. é-*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 2.