Logo Portail
Voir également: vivat, interjection 
Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

VIVAT

interjection et substantif masculin
I. —Interj., vieilli. [Pour exprimer la satisfaction, l'accord] Synon. bravo! Ah! vivat! La Comédie, vivat! (Dumas père, Trois entr'actes pour Amour méd., 1850, prol. 1 p. 334). L'un d'eux [des élèves de l'Université] m'a écrit: — Nous n'avons pas crié vivat de crainte de donner ombrage, à votre sujet (Hugo, Corresp., 1852, p. 71).
II. —Subst. masc., fréq. au plur. Acclamation en l'honneur de quelqu'un, de quelque chose. Vivat(s) enthousiaste(s); vivat de la foule, des spectateurs; pousser, recueillir des vivats; lancer un, des vivat(s). [François II] est arrivé avant-hier dans une mauvaise calèche de poste (...). Il a été reconnu vers le milieu de la ville [Vienne] : aussitôt les vivats ont éclaté de toutes parts (Stendhal, Corresp., t. 1, 1842, p. 350). Les vivats, les éternuements, les raclements de gorge, les hourras retentirent (Arnoux, Roi, 1956, p. 228).
Prononciation et orthographe
[viva]. Gattel 1841, Littré [-vat]. Mart. Comment prononce 1913, p. 325: « On entend bien parfois des viva(ts), mais c'est une fâcheuse analogie, amenée sans doute par le pluriel ». Rob. [-vat], [-va]. Barbeau-Rodhe 1930, Lar. Lang. fr. [-va], [-vat]. Martinet-Walter 1973, Rob. 1985, Warn. 1987 [-va]. Att. ds Ac. dep. 1718; dep. 1835: « On fait sentir, on prononce le T ». Littré, au plur., contre l'avis de Ac. 1835, -s. Ac. 1878, 1935 -s.
Étymologie et histoire
a) 1552 interj. vivat! (Rabelais, Quart Livre, LIII, 102, éd. R. Marichal, p. 221);
b) av. 1615 subst. masc. (Pasquier, Recherches, p. 803). Mot lat., subj. prés. 3e pers. du sing. de vivere, v. vivre1 et vive1 .
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 84.