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* Dans l'article "SÉIDE,, subst. masc."
SÉIDE, subst. masc.
Personne qui manifeste un dévouement aveugle et fanatique à l'égard d'un maître, d'un chef, d'un parti, d'une secte. Synon. fanatique, partisan, sectateur.L'on n'obtenait guère [à Rome] une existence médiocre qu'en se faisant le complaisant et le seïde d'un homme en passe de prétendre aux honneurs (Mérimée, Mél. hist. et littér., 1855, p. 272).Hitler et ses séides, traduits devant la conscience universelle, à la Société des Nations (Déclar. univ. Dr. Homme, 1949, p. 19).
Rem. En gén. péj., partic. en pol., séide semble prendre en fr. actuel la valeur atténuée de « complice, acolyte » (d'apr. Dupré 1972).
Empl. adj. Qui manifeste un dévouement aveugle et fanatique. Les sentinelles de la garde impériale avaient l'air séide (Stendhal, Mém. touriste, t. 3, 1838, p. 133).
Prononc. et Orth.: [seid]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1815 ([Rigomer-Bazin ou V. Lombard de Langres] Hist. des sociétés secrètes de l'armée, Paris, p. 94: il [Moreau] venait de trouver autant de Séïdes que de Philadelphes); 1817-23 (Lamennais, Indifférence, t. 1, p. 316: l'anarchie [eut] ses séides); 1819 (V. Hugo, Litt. et philos. mêlées, p. 174 ds Fr. mod. t. 22, p. 144); av. 1830 (B. Constant ds Chateaubr., Mém., t. 3, 1848, p. 330: Bernadotte répétait sans cesse que MmeRécamier était faite pour électriser le monde et pour créer des Séides [cf. Rob. qui date ce fait de 1803]). Empl. comme n. commun de Séide, n. d'un personnage de la tragédie Mahomet, de Voltaire (1742), inspiré d'un personnage réel, Zayd ibn Ḥāriṯa, affranchi et fils adoptif de Mahomet (VIIes.). Dans la tragédie de Voltaire, ce personnage est un serviteur fanatique, aveuglément dévoué à son maître au point de commettre un crime. Fréq. abs. littér.: 35.
DÉR.
Séidisme, subst. masc.Attachement aveugle et fanatique à quelqu'un, à un parti, à une idéologie. Je ne puis que me réjouir de l'élévation de Dar (...) qui est arrivé par un bon chemin: le courage. Il devrait se bien guérir de tout séidisme en faveur de l'autorité et il pourrait fournir une belle carrière (Stendhal, Corresp., 1819, p. 132).L'homme, créature inachevée, tient encore du singe et du chien. Imitation et servitude, séidisme dans les plus fiers (Vigny, Journal poète, 1834, p. 1003). [seidism]. 1reattest. 1819 (Stendhal, loc. cit.); de séide, suff. -isme*.