Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
* Dans l'article "SUPPURER,, verbe intrans."
SUPPURER, verbe intrans.
A. − PATHOL. Laisser écouler du pus, produire du pus. Abcès, plaie qui suppure. Tu n'as jamais eu une vraie douleur, une douleur honteuse comme un mal qui suppure (Anouilh, Sauv., 1938, II, p. 208).Quand je pense à la blessure de Philippe, mon garçon, qui a suppuré pendant trois mois (Duhamel, Suzanne, 1941, p. 123).
P. métaph. L'orgueil suppurait encore (Ambrière, Gdes vac., 1946, p. 351).
B. − P. anal. Donner l'impression de s'écouler lentement. Pareilles à ces creuses lampes d'albâtre (...) dont la lueur suppure autour, comme du lait (Gide, Nourr. terr., 1897, p. 219).
REM. 1.
Suppuratoire, adj.,pathol. Synon. rare et vieilli de suppureux (infra).Les personnes attaquées de consomptions suppuratoires, inspirent un tendre intérêt à ceux qui les approchent (Cabanis, Rapp. phys. et mor., t. 1, 1808, p. 454).
2.
Suppureux, -euse, adj.,pathol. Qui laisse écouler du pus. Synon. suppurant (v. ce mot II A).P. métaph. Les bourgs les plus suppureux... Les sous-préfectures les plus rances ne juraient plus que par cellule et biplan! (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 481).
Prononc. et Orth.: [sypyʀe], (il) suppure [-py:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1213 [ms. du xiiies.] sospirer intrans. (Faits des Romains, éd. L.-F. Flutre et K. Sneyders de Vogel, p. 612, 20); déb. du xives. [ms.] soupurer (ibid., interpolation ds Continuations de Guillaume de Tyr, Continuation Rothelin, chap. LVI ds Rec. des historiens des croisades, historiens occidentaux, t. 2, Paris, 1859, p. 582); 1559 suppurer (J. Falco, Notabilia supra Guidonem scripta d'apr. Sigurs, p. 545). Empr. au lat.suppurare, de même sens, dér. de pus, puris « pus ». Fréq. abs. littér.: 31.
DÉR.
Suppuratif, -ive, adj.,pathol. a) ,,Qui détermine ou favorise la suppuration`` (Méd. Biol. t. 3 1972). Médicament, onguent suppuratif. C'est à quoi l'on parvient en purgeant plusieurs fois le malade, tandis qu'à l'extérieur on joindra aux topiques suppuratifs, des détersifs plus ou moins dessicatifs, tels que la myrrhe (Geoffroy, Méd. prat., 1800, p. 255).Empl. subst. masc. Employer un suppuratif. Les soins consécutifs consisteront à retirer incomplètement le morceau de ruban de fil hors de la plaie pour le laver à l'eau crésylée et l'enduire ensuite d'onguent basilicum qui est un suppuratif (Garcin, Guide vétér., 1944, p. 22).b) α) Relatif à la suppuration. Les phénomènes suppuratifs se développent (...) avec rapidité (Quillet Méd.1965, p. 158).P. métaph. L'âcre sérosité suppurative qui se dégage avec lenteur de l'agacement que causent mes intéressantes élucubrations (Lautréam., Chants Maldoror, 1869, p. 287). β) Rare. ,,Inflammation qui est susceptible d'amener la suppuration`` (Littré). Inflammation suppurative des amygdales. Inflammation suppurative des vaisseaux et des ganglions lymphatiques superficiels (Nocard, Leclainche, Mal. microb. animaux, 1896, p. 619). [sypyʀatif], fém. [-i:v]. Att. ds Ac. dep. 1718. 1resattest. a) ca 1370 « qui provoque, qui favorise la suppuration » (Gui de Chauliac, Chirurgie d'apr. Sigurs, p. 76), 1575 subst. (Paré, Œuvres compl., V, 10, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 1, p. 332b), b) 1865 inflammation suppurative (Littré-Robin); dér. sav. de suppurer, suff. -(at)if*.
BBG.Vaganay (H.). Pour l'hist. du fr. mod. Rom. Forsch. 1913, t. 32, p. 168 (s.v. suppuratif).