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SIGNIFIANCE, subst. fém.
A. − Vieilli ou littér. Synon. de signification.Parmi les fleurs un papier blanc plié en deux attirait l'œil. Isabelle le prit, car, dans sa situation, ces menus détails de galanterie n'avaient plus la signifiance qu'ils auraient eue si elle eût été libre (Gautier, Fracasse, 1863, p. 396).C'est surtout pour m'avoir su éclairer sur le sens mystique du Verbe que je garde au sage et tendre Amour une gratitude ardente et illimitée. Grâce à lui, je connais la signifiance secrète des mots, ce quelque chose d'indéfini qui sommeille dans toute parole et qui varie selon que la parole est vérité ou mensonge (Milosz, Amour. init., 1910, p. 154).
B. − LING., SÉMIOT. [À propos d'un signe] Fait d'être signifiant, d'avoir une signification; caractère de ce qui signifie, de ce qui est un signe. La signifiance n'est pas forcément inhérente à la forme, et peut résulter de l'absence d'opposition sémantique qui crée la signification: ainsi le subjonctif français serait signifiant toutes les fois qu'on peut l'opposer à l'indicatif (...), mais non quand il est régi, c'est-à-dire obligatoire, et qu'aucune autre forme verbale ne saurait figurer à sa place (Mounin1974).Entrant dans une phrase, le signe-occurrence subit des modifications internes: il peut se combiner avec certains signes et non pas avec d'autres; ces combinaisons sont de nature différente. Cet aspect du signe qui lui permet d'entrer dans le discours et de se combiner avec d'autres signes est nommé par E. Benveniste signifiance. Le langage humain est le seul à posséder la signifiance (M. Tutescu, Précis de sém. fr., Paris, Klincksieck, 1975, p. 22).
Prononc.: [siɳifjɑ ̃:s]. Étymol. et Hist. a) Ca 1100 senefïance « ce que signifie une chose, un rêve, etc. » (Roland, éd. J. Bédier, 2531); ca 1150 signifïance (Wace, St Nicolas, 1275 ds T.-L.); b) 1119 signefïance « ce qui signifie une chose, sens attaché à une chose » (Philippe de Thaon, Comput, 2530, ibid.). Dér. de signifier*; suff. -ance*. Fréq. abs. littér.: 19. Bbg. Arrivé (M.). Sémiotique. Paris, 1982, p. 150.François (A.). La Dés. « ance » ds le vocab. fr. Genève-Lille, 1950, pp. 71-72. − Slakta (D.). L'Ordre du texte. Ét. Ling. appl. 1975, n o19, p. 30.