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SACRISTIE, subst. fém.
RELIGION
A. − Salle attenante à une église, garnie de meubles où sont rangés les vases sacrés, les ornements sacerdotaux, les objets nécessaires au culte, les registres de baptême et de mariage et où les célébrants et le clergé revêtent et quittent les ornements et vêtements liturgiques. Grande, petite, étroite sacristie; sacristie de monastère; passer à la sacristie; féliciter (des mariés) à la sacristie; signer le registre de la sacristie. Des souvenances de noces. C'était lui et sa belle fiancée agenouillés devant l'autel (...) la signature à la sacristie (E. de Guérin,Journal, 1839, p. 306).La petite sacristie provinciale qui sent la cire, l'encens (Bernanos,Mauv. rêve, 1948, p. 1010).V. desservant ex. 2.
Loc. adj. De sacristie. [P. allus. au silence et au recueillement des sacristies] Ton de sacristie. V. componctueux ex. de Arnoux.
Péj., fam. Pilier de sacristie; pou, rat, punaise de sacristie. Faux-dévot, bigot auquel la foi et la charité chrétienne font souvent défaut. Synon. fam. grenouille* de bénitier.Je t'ai vu mardi soir avec Pascase. Tu as tort de fréquenter ces gars-là. C'est une punaise de sacristie, mon pauvre vieux (Daniel-Rops,Mort, 1934, p. 387).Ma clientèle! Si tu voyais ça, comme raclures, comme rats de sacristie et comme chaisières! (Aragon,Beaux quart., 1936, p. 104).
B. − P. méton., rare
1. Contenu de la sacristie, objets de valeur (notamment ornements d'église, vases sacrés) déposés dans la sacristie. La sacristie de telle paroisse est très riche (Ac.1835-1935).
2. Vx. Montant annuel des offrandes des messes, des prières et des services, constituant le revenu d'une paroisse. La sacristie de cette paroisse rapporte tant chaque année. (Dict. xixeet xxes.).
C. − P. méton., vieilli, gén. péj. Cléricalisme, coterie religieuse. Esprit de sacristie; sentir la sacristie; être de la sacristie. Les évêques bien en cour (...) sachant prier, sans doute, mais sachant aussi solliciter (...) trait d'union entre la sacristie et la diplomatie, plutôt abbés que prêtres, plutôt prélats qu'évêques (Hugo,Misér., t. 1, 1862, p. 66).Par sa presse, par la sacristie et ses ramifications innombrables, l'Église tient l'État sous sa loi (Clemenceau,Vers réparation, 1899, p. 421).
Prononc. et Orth.: [sakʀisti]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1339 sacrestie « lieu où sont déposés les vases sacrés, les ornements d'église... » (A. N. JJ 72, f o406 v ods Gdf. Compl.); 2. 1694 « profit qu'on tire de ce qui est donné pour faire dire des messes » (Ac.); 3. 1862 « coterie religieuse » (Hugo, loc. cit.); 4. 1874 être de la sacristie « appartenir à un petit groupe restreint » (H. Lavoix, Journ. offic., p. 2664, 2ecol. ds Littré Suppl.). Empr. au lat. médiév.sacristia (ca 1209) de même sens, v. sacristain. Fréq. abs. littér.: 374. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 303, b) 658; xxes.: a) 869, b) 455.