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* Dans l'article "POLITIQUER,, verbe intrans."
POLITIQUER, verbe intrans.
S'intéresser à la politique (v. politique2A 2) :
... de ce fait qu'il n'est point interdit aux prêtres de demeurer patriotes et nationalistes, je ne comprendrai jamais qu'on se désintéresse d'une lutte dont l'enjeu est le pays et qu'on se contente de mettre un billet dans une urne. Admettez un instant que mes « théories » soient justes. Vous n'êtes pas logique : ou bien ne « politiquez » point, désintéressez-vous de la France, ou bien si vous commencez de « politiquer », tâchez à (de) « politiquer » bien, non à moitié, non à contrecœur, non parcimonieusement. Bernanos, Lettres inéd.,1906, p. 1737.
Raisonner sur des questions politiques, parler de politique. Il savait aussi que je ne restais pas là tous les dimanches depuis une heure jusqu'à six et sept heures du soir, à faire semblant de lire et de politiquer pour lui seul (Erckm.-Chatr., Hist. paysan,t. 1, 1870, p. 424).Il se sentait en belle humeur parce que M. Robert avait fait honneur au dîner et causait de façon plus proche (...). On politiquait sur les nouvelles. M. Robert et le cousin s'étaient trouvés du même bord; ils s'entretenaient des temps malheureux de la grande révolution (Pourrat, Gaspard,1925, p. 30).
Empl. trans., rare. [Les huissiers] étaient trois (...). Le plus âgé, lisant des journaux, montrait à ses collègues un article politique dont le sens choquait ses convictions (...). Bonne-Dame (...) tranquillement l'interrompit : − (...) Allons, tâchez de ne pas tant politiquer votre journal pour sortir une vieille femme d'embarras (Estaunié, Bonne Dame,1891, p. 264).
S'occuper de politique, faire de la politique. La vieille dame est madrée, lieutenant (...) et je ne doute pas qu'elle n'ait fort politiqué en Angleterre. Peut-être, telle que vous la voyez, a-t-elle commercé directement avec Pitt (Feuillet, Bellah,1850, p. 35).Alors que, trop souvent, les grands capitaines, accoutumés à obéir ainsi qu'à commander, se désintéressent de la politique pure (...). Lucius Cornélius, au contraire, politiquait jour et nuit par toutes ses fibres (L. Daudet, Sylla,1922, p. 37).
Prononc. et Orth. : [pɔlitike], (il) politique [pɔlitik]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1689 (Mmede Sévigné, Lettres, éd. M. Monmerqué, t. 8, p. 502). Dér. de politique2*; dés. -er.
DÉR.
Politiqueur, subst. masc.Celui qui s'intéresse à la politique; celui qui parle de politique, qui raisonne sur des questions politiques. Parmi les orateurs, un ouvrier à la physionomie rageuse des politiqueurs de Gavarni (Goncourt, Journal,1878, p. 787).Je me mêlai au groupe des politiqueurs, gardant un air grave, et feignant de dédaigner les félicités du petit salon d'où m'arrivait (...) une fine odeur de thé fumant, de vins d'Espagne et de gâteaux (A. Daudet, Trente ans Paris,1888, p. 53). [pɔlitikœ ʀ]. 1reattest. 1779 (Beaumarchais, Observations ds Œuvres, éd. Gudin de la Brenellerie, t. 5, p. 30 d'apr. Proschwitz Beaumarchais, p. 282); de politiquer, suff. -eur2*.
BBG. − Dub. Pol. 1962, p. 379. − Gohin 1903, p. 242 (s.v. politiqueur). − Quem. DDL t. 26.