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PLANÇON, subst. masc.
A. − AGRIC. Jeune plant; en partic. branche (de feuillus à bois tendre) taillée en biseau et repiquée en terre pour qu'elle prenne racine. Les peupliers se multiplient ordinairement par plançons, par boutures et par drageons pris sur le même individu, soit mâle, soit femelle (Baudrillart, Nouv. manuel forest., t.1, 1808, p.183).Le plançon (qui peut mesurer jusqu'à trois mètres de hauteur) est fiché en terre. Il va s'enraciner et devenir un arbre qui restera en place. On bouture le saule et le peuplier en plançon à l'automne (Bén.-Vaesk.Jard.1981).
B. − CHARPENT. DE MAR., vx. Tronc d'arbre équarri et refendu à la scie; p.méton. pièce de bois (madrier ou planche) ainsi obtenue. C'est dans le but de se procurer des bordages de toutes dimensions que la marine recherche les plançons, pièces droites ou ayant peu de courbure que l'on débite à la scie dans les arsenaux (H. Nanquette, Exploitation, débit et estimation des bois, 1859, p.204).Les bois fournis par ces forêts domaniales du bassin de Paris ont offert à la marine, en bois droits, d'excellents chênes comme tissus et comme longueur; et parmi, on trouvait les neuf dixièmes en plançons ou bois de bordages (A. Coutance, Hist. du chêne, 1873, p.403).
C. − HIST. DE L'ARM. Arme d'hast et de choc, en usage en Europe occidentale, notamment en Flandre, du xiiieau xves., se terminant par une massue ferrée, elle-même souvent surmontée d'une longue pointe ou picot. Le (...) plançon à picot était (...) en usage en Flandre pendant tout le XIVesiècle (Leloir1961).
REM.
Plantard, subst. masc.,synon. vieilli (supra A et B). (Dict.xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [plɑ ̃sɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist.a) 1remoitié du xiies. plançun «bouture, plante de semis repiquée» (Psautier Oxford, 127, 4 ds T.-L.); b) ca 1165 plançon «lance» (Benoît de St-Maure, Troie, éd. L. Constans, 18951); c) fin xiies. planchon «tronc d'arbre» (Moniage Guillaume, éd. W. Cloetta, 2608); 1771 constr. navale (Trév.). Du lat. pop. *plantionem, acc. de *plantio, dér. du lat. class. plantare (planter*), que l'on peut restituer d'apr. le cat. planso «plant, bouture», l'aragonais lanzŏn «pieu».