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PIGEONNEAU, subst. masc.
A. − Petit du pigeon; jeune pigeon. Chez les jeunes pigeonneaux les plumes du cou sont entremêlées d'un fin duvet qui disparaît dès qu'ils commencent à voler (Lar. mén.1926,p.934a):
. Les jeunes pigeons naissent ordinairement au nombre de deux, parmi lesquels il y a presque toujours un mâle et une femelle. Dès les premiers temps de leur existence, ils ne reçoivent des parents qu'une sorte de bouillie sécrétée par les parois de l'oesophage. Mais, au bout de quelques jours, le père ou la mère dégorge dans leur bec les aliments qu'il vient d'ingérer, et c'est ainsi que les pigeonneaux [it. ds le texte] se développent et grandissent. Lar. mén.1926,, p.931.
ART CULIN. Jeune pigeon plumé et vidé; p. méton., chair de cet animal. Pigeonneaux aux amandes, aux petits pois; carcasses de pigeonneaux; découper les pigeonneaux. On mange les jeunes pigeonneaux d'un mois et demi à deux mois, qui n'ont pas encore quitté le nid, et les pigeons encore jeunes, spécialement engraissés (Lar. mén.1926,p.934a).
B. − Familier
1. [P. allus. littér. (aux deux pigeons de la fable de La Fontaine et d'une manière hypocor.)] Mais y se cachent guère, les pigeonneaux. Toujours à fricoter, à roucouler (Arnoux, Algorithme, 1948, p.231).
2. [Avec une valeur hypocor.] Mon pigeonneau. Ah! mon pigeonneau (...), que tu t'es cruellement mépris sur mon compte! Et que tu connais peu le coeur des Slaves! Donne-moi la main (Milosz, Amour. init., 1910, p.67).
3. Jeune homme qui se laisse facilement duper, plumer. Ils ont trouvé leur pigeonneau. Il ne voit pas qu'on en fait un pigeonneau (Besch.1845).
C. − P. anal. (de forme), PATHOL. Ulcération lenticulaire très douloureuse, de couleur noirâtre, ressemblant grossièrement à un oeil de pigeon, et qui est due à l'action caustique du chrome ou du sel sur les doigts ou parfois sur la face dorsale des mains des chromeurs ou des mégissiers. Le sel (...) joue un rôle d'irritant particulièrement en cas d'écorchures, pouvant provoquer de petites ulcérations appelées «pigeonneaux» bien connues des ouvriers qui manipulent le sel comme les saleurs de peaux ou les ouvriers de salines (Stocker, Sel, 1949, p.86).Le pigeonneau (...) est une maladie professionnelle survenant chez les polisseurs en métaux, les teinturiers, due à des substances caustiques, caractérisée par de multiples ulcérations rondes ou ovalaires des doigts et des mains, douloureuses, lentes à guérir (Quillet Méd.1965, p.308).
Prononc. et Orth.: [piʒ ɔno]. Att. ds Ac. dep. 1694. Plur. des pigeonneaux. Étymol. et Hist. 1. a) 1544 «jeune pigeon» poulletz, pigeonneaus, perdriaus (B. des Périers, Nouvelles Récréations et Joyeux Devis, éd. Kr. Kasprzyk, 3, p.25); b) 1768 «jeune homme qui se laisse duper» (d'apr. FEW t.8, p.557a); cf. Ac. 1835; 2. 1868 pathol. (Littré). Dér. de pigeon*; suff. -eau*. Bbg. Hasselrot 1957, p.172.