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PARPAILLOT, -OTE, subst.
Péj. ou fam. Calviniste, protestant(e). Ce serait drôle qu'il me fût tombé aujourd'hui (...) justement deux huguenots (...) voilà deux gentilshommes qui m'ont bien l'air de deux affreux parpaillots (Dumas père, Reine Margot, 1845, I, 3, p.8).«Il ne fit point de signe» et certains pensèrent que, des Allemagnes, il était revenu parpaillot comme sa grand'mère (La Varende, Coeur pensif, 1957, p.21).
P. méton. Impie, mécréant(e). Emplacement réservé pour la sépulture (...) de tous ceux que, dans le langage d'alors, les bonnes gens appelaient les parpaillots ou les païens (Balzac, OEuvres div., t.1, 1830, p.266).Ma grand-mère (...) appelait son mari «mécréant» et «parpaillot», (...) mais l'indulgence de son sourire achevait de me désabuser; elle ne croyait à rien (Sartre, Mots, 1964, p.81).
Prononc. et Orth.: [paʀpajo], fém. [-ɔt]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist.1. 1621 Parpaillaux plur. «calvinistes, protestants» (Mercure françois, t.7, p.614); 1630 parpaillot «id.» (A. D'aubigné, Aventure du baron de Foeneste, IV, 4, éd. E. Réaume et de Caussade, t.2, p.570); 2. 1803 «impie» (Boiste). Prob. issu, par substitution de suff., de parpaillon «papillon» (1534, Rabelais, Gargantua, X, ligne 12, éd. R. Calder et M. A. Screech, p.79), partic. répandu, sous les formes parpaillo, parpalho(n), dans les parlers occitans, à partir du xiies. (voir Rayn., Lévy et FEW t.7, pp.579a-580b) ainsi qu'en Italie du Nord (cf. p.ex. l'a. it. parpaglione, le lomb. parpaya et le piémontais parpayun, v. FEW t.7, p.581a et DEI, s.v. parpaglione1) et lui-même issu, avec intercalation d'un -r-, de papillon*, peut-être p.compar. de l'infidélité des protestants avec le vol des papillons qui passent de fleur en fleur. Voir Bl.-W5et FEW t.7, pp.581b-582a. Bbg. Richard (W.) 1959, p.7. _Sain Sources t.21 1972 [1925], p.54.