Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
MATASSIN, subst. masc.
Vieux
A. −
1. Bouffon imitant comiquement des danses guerrières. Synon. paillasse.Une entrée de matassins (Ac.1835-1935).
CHORÉGR. Danseur comique. J'avais préparé pour intermède une scène de matassins avec une poursuite bouffonne empruntée à Monsieur de Pourceaugnac (Sand,Hist. vie, t. 3, 1855, p.239).
2. P. ext. Personnage ridicule, objet de moquerie. Ça n'existe plus! On se sauve à toutes jambes. N'avez-vous pas vu ces matassins, auxquels on a retourné leur habit, à la figure desquels on a convié la population à cracher? (Goncourt,Journal,1870, p.651).[Le Marquis] − De l'Empereur? tu ne voudrais pas (...) nous ne l'avons jamais suivi, ce matassin! (La Varende,Trois. jour,1947, p.120).La voilà qui a foutu le camp à cinquante mille kilomètres pour poser un vésicatoire sur le ventre d'un vieux matassin (Claudel,Lune,1949, p.1285).
En partic. Médecin bouffon. Synon. médicastre.Sur une tombe à côté (...) les armes d'un matassin: deux seringues modelées en bronze, qui montrent combien ce peuple est inaccessible à l'ironie et que le ridicule n'existe pas en Allemagne (Goncourt,Journal,1860, p.808).Il porte avec lui le sacré viatique. Du lit s'écarte avec respect le matassin, Le médecin du corps, en pareille occurrence, Devant céder la place, Âme, à ton médecin (Verlaine,Poém. saturn.,1866, p.91).
B. − P. méton. Ancienne danse bouffonne. Danser les matassins (Ac.1798-1935).Il ne s'était pas encore trouvé d'esprit qui sût danser la sarabande et les matassins dans un corps paralytique (A. France,Génie lat.,1909, p.43).
Rem. Pour les sens A 1 et B ce mot se rencontre gén. au pluriel.
Prononc. et Orth.: [matasε ̃]. Att. ds Ac. dep. 1740 (au plur.). Étymol. et Hist. 1. 1549 Matachin «danseur bouffon» (Rabelais, La Sciomachie ds Œuvres, éd. Ch. Marty-Laveaux, t. 3, p.396 et 412); 1583-90 mattassin (Brantôme, Capitaines estrangers ds Œuvres, éd. L. Lalanne, t. 1, p.273); 2. 1860 «personnage ridicule» ici désigne un médecin bouffon (Goncourt, loc. cit.). Empr. à l'ital. mattaccino, att. au sens 1 dep. le xves. (Rappresentazione di Santa Uliva ds Batt.) et au sens 2 av. 1566 (A. Caro, ibid.), dér. dimin. et péj. de matto «fou» (mat2). Voir B. E. Vidos ds Arch. rom. t. 14, p.133 et FEW t. 6, 1, p.524b et 526a. Fréq. abs. littér.: 12. Bbg. Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p.416, 424; t. 3 1972 [1930], p.350, 542.