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MADRIER, subst. masc.
Planche épaisse généralement façonnée dans un bois dur comme le chêne, utilisée pour les gros travaux de menuiserie et de construction, et autrefois pour recouvrir les voies de circulation. Madrier de hêtre; madrier d'étai; barrière, fronton, plancher de madriers; fort, gros, lourd madrier; madrier épais, énorme. Une réparation complète des communications (...) exigeait en certains passages la construction de kilomètres de route en madriers jointifs sur pilotis (Foch, Mém., t. 2, 1929, p. 227).Un lit de madriers, une table, quatre chaises, un poêle bourré de bois vert en formaient le mobilier (Pesquidoux, Livre raison, 1932, p. 157):
.Tous les trois ou quatre mètres, l'entrée de ces galeries étant étançonnée par d'épais madriers de chêne, on laisse des piliers de soutien qui supportent le toit, et les travailleurs avancent «jusqu'aux limites du tréfonds et, en profondeur, aussi loin que le permettent les eaux». E. Schneider, Charbon, 1945, p. 157.
Spécialement
CONSTR. NAV. Pièce de bois destinée à la construction des navires dont les dimensions sont de 3 à 4 m pour la longueur, de 35 à 70 cm pour la largeur, et de 10 à 20 cm pour l'épaisseur (d'apr. Bonn.-Paris 1859). Le Tillac a de 2 à 4 m de largeur; son tablier est formé de madriers non jointifs afin que puisse s'écouler l'eau des paquets de mer et un garde-fou règne sur toute sa longueur (Bourde, Trav. publ., t. 2, 1929, p. 228).
PLOMB., vieilli. Table de chêne recouverte d'une couche de sable mouillée servant à couler le plomb (d'apr. Chabat 1881).
En partic. Sciage aligné parallèle dont les dimensions réglementées varient pour la section transversale de 75 x 205 mm à 105 x 225 mm, cette dimension pouvant aller pour les sciages de conifères de 75 x 200 mm à 80 x 230 mm (d'apr. Métro 1975).
Prononc. et Orth.: [madʀie], [mɑ-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1379 madier mar. «pièce de bois faisant partie de la membrure d'une galère et qui s'appuie sur la quille» (Quittance [à Rouen] ms. BN fr. 26016, no2490 ds Stolonomie, éd. J. Fennis, p. 376: estaminairez, petis madiers); 1382 madret (Compte du Clos des galées de Rouen, éd. Ch. Bréard, p. 50: bois pour faire madrets et estaminares); 2. 1384 madier «grosse planche» (Arch. nat. KK 256, fo43 ds Gay); 1542 madrier (La Trémoille, Inventaire de Fr. de la Trémoïlle, p.17: une table faicte de deux groux madriers). Empr. (avec adjonction d'un r-, peut-être sous l'infl. de madré*) à l'a. prov.madier attesté au xives. au sens de «couvercle de pétrin» (Inventaires du 14es., p.31, 15 ds Levy Prov.) ou à un dial. de l'Italie du Nord, région où semble s'être développée l'acception maritime du mot (cf. lat. médiév. maderium 1319 à Venise, 1344 dans un doc. du Vatican ds Stolonomie, éd. citée, p.377; vénitien mader, xive-xves. ds Jal); du b. lat. et lat. médiév. materium «bois de construction» (vies. ds TLL 448, 56-60; ixes. ds Nov. Gloss. 251, 19-23), tiré du lat. class. materia «id.» (matière*). Cf. aussi cat. madero au sens 1 en 1443 ds Alc.-Moll. Fréq. abs. littér.: 154. Bbg. Rommel 1954, p.169. _ Thomas (A.) Nouv. Essais 1904, p.115. _ Wexler 1955, p.15, 16, 127.