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INDOMPTABLE, adj.
A. − [En parlant d'un animal] Qui ne peut être dompté, soumis à l'obéissance à l'homme. « Fais amener ton cheval, afin que je voie s'il est indomptable. » Deux Arabes amenèrent l'animal à Janthe, qui le dompta (About, Grèce,1854, p. 104).
B. − [En parlant d'une pers. ou d'une collectivité] Qu'on ne peut pas soumettre à une autorité établie, à une domination quelconque. Synon. farouche, invincible; anton. docile, soumis.Peuple, race indomptable. Ces tribus riveraines qui, indomptables et indomptées, se sont levées en masse contre les envahisseurs (Verne, Enf. cap. Grant, t. 3, 1868, p. 106):
1. − Cette enfant est indomptable, s'écria Mademoiselle Préfère. Et elle prit une attitude haute école pour exprimer symboliquement la situation que lui créait une élève si difficile à dresser. France, Bonnard,1881, p. 407.
[Avec méton. du déterminé] Il fallait bien croire que Racine (...) avait eu peut-être de secrètes complaisances pour cette âme indomptable [Athalie], et qu'elle était plus proche de son cœur que le grand-prêtre (Mauriac, Journal 2,1937, p. 139).
Emploi subst. :
2. Comment tous ceux qui, en Europe, avaient incarné la violence révolutionnaire, les réfractaires, les indomptables − et ils avaient pourtant été nombreux, ils n'étaient pas tous des lâches − comment avaient-ils fait pour s'évanouir complètement? Romains, Hommes bonne vol.,1939, p. 162.
C. − [En parlant d'un inanimé] Qu'on ne peut maîtriser.
1. [En parlant d'un élément naturel] Tandis qu'au cliquetis de tes bracelets d'or Ta main dans ma crinière indomptable se joue (Rollinat, Névroses,1883, p. 96).
2. [En parlant d'un inanimé abstr.] Il avoue q'une indomptable passion l'a entraîné dans de grands écarts (Cottin, Mathilde, t. 2, 1805, p. 315):
3. Plus je vais, et plus je découvre de difficultés à écrire les choses les plus simples (...). Heureusement que mon admiration des maîtres grandit à mesure et (...) cela ravive au contraire l'indomptable fantaisie que j'ai d'écrire. Flaub., Corresp.,1847, p. 49.
REM. 1.
Indomptabilité, subst. fém.,rare. Caractère de ce qui est indomptable. Les tendances sexuelles subissent une défaite formelle et sont obligées de se procurer satisfaction par des détours régressifs : indomptables, au fond, elles trouvent dans leur indomptabilité même une compensation à leur défaite (Freud, Introd. psychanal., trad. par S. Jankélévitch, 1959, p. 441).
2.
Indomptablement, adv.,rare. D'une manière indomptable. Toute sa petite personne respirait indomptablement la haine et la révolte (Gautier, Fracasse,1863, p. 80).
Prononc. et Orth. : [ε ̃dɔ ̃tabl̥]. Fér. Crit. 1787 t. 2, Gattel 1841, Nod. 1844 : [-dɔ ̃p-], Fér. et Gattel avec la restriction ,,dans la prononc. soutenue``. Rouss.-Lacl. 1927, p. 161 : ,,il y a hésitation pour dompter, dompteur, où il vaut mieux supprimer le p; pour indomptable, où le p est plus fréquent``. Martinet-Walter 1973 [-dɔ ̃-]/[-dɔ ̃p-] (14/2). Ac. 1694, 1718 et, à titre de var., 1798 : indomtable, ensuite -domptable. Ac. met en garde contre la prononc. du p (dep. 1798). Étymol. et Hist. 1420 L'ennemy seroit indomptable (Complainte des bons François, 65, Héron ds Delb. Rec.). Dér. de domptable*; préf. in-1*. Fréq. abs. littér. : 282. Fréq. rel. littér. : xixe: a) 473, b) 603; xxes. : a) 261, b) 314.