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GRENOUILLÈRE, subst. fém.
A. −
1. ,,Lieu marécageux où les grenouilles se retirent`` (Ac.).
P. ext.
a) Lieu humide. L'Impératrice est toujours enrouée le soir, grâce à une espèce de grenouillère fort humide où elle se tient pour entendre la musique militaire vers la fin de la journée (Mérimée, Lettres Viollet-le-Duc,1870, p. 139).
b) Fam. Endroit d'une rivière adopté pour la baignade; endroit peu profond d'une rivière où se baignent ceux qui ne savent pas nager. La grenouillère de Bougival eut la vogue pendant un temps (Lar. 20e, Lar. encyclop.).
c) Fam. Piscine, plage remplie de baigneurs. Ce 8 octobre 1965, un vendredi, il fait une chaleur de juillet, une année où juillet vous grille. Deligny est une grenouillère. On n'a pas vu ça de l'été. Des gens s'arrêtent sur le quai, un peu plus bas que la passerelle Solférino, te vous reluquer la jeunesse au naturel (Aragon, Blanche ou l'oubli, Paris, Gallimard, 1967, p. 47) :
1. joë, s'excusant. − J'aurais bien été vous chercher, mon oncle, mais il faisait si bon à barboter, on ne se décidait pas à sortir de l'eau. le docteur. − Tchut, tchut... tu as très bien fait, mon garçon... moi aussi, j'ai aimé faire trempette ... (...) ça me rappelle la grenouillère, avec ta maman, quand nous étions jeunes... les bains... la périssoire... on s'amusait comme des petits fous... Martin du G., Taciturne,1932, II, 14, p. 1311.
2. Au fig., péj. Mare aux grenouilles. Cf. grenouille A 2 e :
2. La grenouillère socialiste, la grenouillère M.R.P. sont soumises aux mêmes impératifs. Si la coloration idéologique diffère, si certains intérêts en jeu s'opposent d'un parti à l'autre, ce qui les fait persévérer dans l'être est de même nature... Mauriac, Bloc-notes,1958, p. 322.
B. − [P. anal. de forme avec le corps de la grenouille] Combinaison pour bébé, en tissu extensible, avec bras, jambes et chaussons. Rien ne vaut la « grenouillère » en laine extra-fine dans laquelle le bébé est à l'aise pour gigoter (L'Écho de la mode, 30 oct., 1966, p. 51).
Prononc. et Orth. : [gʀ ənujε:ʀ]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1299 « lieux marécageux fréquentés par les grenouilles » grenolliere (Jumièges, A. Seine-Inférieure ds Gdf. Compl.); 1694 « lieu humide et malsain » (Ac. : cette maison est [...] une grenouillere). Dér. de grenouille*; suff. -ère (-ier*). Fréq. abs. littér. : 23.